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Les USA poussent les femmes enceintes et allaitantes à se faire vacciner malgré les réserves de l’OMS

© Photo Pexels/freestocksUne femme enceinte
Une femme enceinte - Sputnik France, 1920, 12.08.2021
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Comme la France, les États-Unis prescrivent à toutes femmes enceintes de se faire vacciner, tout comme les mères allaitantes. Les autorités sanitaires américaines ne citent aucune contre-indication, alors que l’OMS ne conseille de se faire vacciner que lors des deuxième et troisième trimestres, tout en évaluant le rapport bénéfice-risque.
Après avoir recommandé le port du masque aux enfants de plus de deux ans, les autorités sanitaires américaines prescrivent la vaccination contre le Covid-19 aux femmes enceintes et aux mères allaitantes sans aucune contre-indication.
Comme les preuves d’efficacité et d’innocuité des vaccins pendant la grossesse s’accumulent, les données actuelles suggèrent que le bénéfice de la vaccination l’emporte sur les risques, précisent les Centers for Disease Control and Prevention (CDC).
«Les vaccins sont sûrs et efficaces, et il n’a jamais été aussi urgent d’accroître les vaccinations, alors que nous faisons face au variant Delta hautement contagieux et aux graves conséquences du Covid-19 chez les personnes enceintes», a mis en garde Rochelle Walensky, directrice de l’institution, auprès d’Associated Press.
Du fait que les femmes enceintes sont exposées à un risque accru de formes sévères et de complications de la grossesse en cas de Covid-19, il est indispensable de les vacciner le plus vite possible, a ajouté Mme Walensky, sans pour autant préciser les taux de risque de formes graves de l’infection chez les mères non vaccinées ni de complications pouvant suivre la vaccination.
Les CDC ont cité des études rassurantes effectuées sur des animaux ayant reçu des injections des vaccins Moderna, Pfizer et Johnson & Johnson avant ou pendant la grossesse, ainsi que des essais cliniques portant sur l’innocuité des vaccins à ARNm administrés à des femmes enceintes.
Pour l’heure, aucune preuve d’éventuels dommages à la fertilité des femmes et des hommes causés par les vaccins anti-Covid n’est recensée, précise l’institution. Les autorités sanitaires américaines n’ont noté aucune contre-indication à la vaccination des femmes enceintes.

La France aussi pousse les femmes enceintes à la vaccination

En juillet, Olivier Véran a exclu le premier trimestre de grossesse de la liste des contre-indications pour les vaccins anti-Covid à ARN messager. Le ministre de la Santé a annoncé que seuls le syndrome PIMS, ou syndrome inflammatoire multisystémique pédiatrique, une complication «extrêmement rare» touchant certains enfants et adolescents, des «réactions type myocardite, péricardite et hépatite» et l’allergie à l’un des composants du vaccin, le PEG2000, ou polyéthylène glycol, donnent lieu à des contre-indications.
Cependant, l’Organisation mondiale de la santé reste plutôt réticente à ce sujet. En annonçant l’insuffisance de données issues d’essais cliniques sur la sécurité de l’immunogénicité des vaccins à ARN messager pendant la grossesse, l’organisation prescrit la vaccination aux femmes enceintes lors du deuxième et troisième trimestres de grossesse en cas de bénéfices emportant sur les risques potentiels. En ce qui concerne la vaccination chez les femmes allaitantes, l’OMS donne son feu vert sans aucune restriction.
Certains pays, dont la Russie, ne recommandent aux femmes enceintes qui risquent de développer des formes graves de Covid-19 de se faire vacciner qu’à partir du deuxième trimestre, soit lorsque le bénéfice pour la mère l’emporte sur le risque pour le fœtus. En raison de l’absence de données exhaustives sur les effets du vaccin sur les femmes allaitantes et leurs enfants, la vaccination leur est interdite.

Pas de risque malgré certains effets indésirables?

Alors que des cas de fausses couches spontanées, de morts in utero, d’événements thromboemboliques et d’autres effets ont été détectés dans une enquête portant sur les effets indésirables des vaccins anti-Covid injectés chez des femmes enceintes lors des deuxième et troisième trimestres et chez celles qui allaitent, menée par les CRPV de Toulouse et de Lyon et relayée par l’Agence nationale de sécurité du médicament, les scientifiques refusent de les associer aux vaccins.
Selon eux, rien n’indique que certains événements qui se produisent de manière fréquente chez des femmes non vaccinées, comme les fausses couches, ont été provoqués par ces médicaments. Cependant, les effets thromboemboliques, les morts in utero et les cas de contractions utérines sont à surveiller.
Enfin, les scientifiques concluent à l’absence de risque de la vaccination contre le Covid-19 chez la femme enceinte ou allaitante.
Menée par des CDC, une étude américaine de grande envergure s’est basée sur les données de 35.000 femmes ayant reçu les deux injections des vaccins Moderna ou Pfizer/BioNTech (Corminaty) pendant leur grossesse. Les résultats n’ont montré aucun préjudice chez les femmes qui étaient enceintes sans le savoir au moment de leur inscription aux essais cliniques, ainsi que l’efficacité et l’innocuité pour les autres.
Les complications de la grossesse auprès de 827 femmes ont également été analysées. Parmi les grossesses terminées, 86% d'entre elles se sont terminées par des naissances, principalement chez les femmes vaccinées au troisième trimestre. Cependant, environ 13% des femmes enceintes ont eu des fausses couches et moins de 1% des mortinaissances. Parmi les naissances, 9% étaient prématurées et 2% ont présenté des malformations congénitales.
«Ces taux se situent tous dans la même fourchette observée dans les rapports chez les femmes enceintes avant la pandémie», ont souligné les chercheurs dans un communiqué.
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