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Les États-Unis et l’Occident n’avaient «absolument pas échoué» en Afghanistan, selon BHL

© AP Photo / Francois MoriBernard-Henri Lévy
Bernard-Henri Lévy - Sputnik France, 1920, 19.08.2021
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Bernard-Henri Lévy a vivement critiqué le départ des troupes américaines d’Afghanistan, dans un entretien à L’Express. Selon lui, le pays avait commencé à changer sous l’impulsion des Occidentaux.
Dans le sillage de la prise de Kaboul par les talibans*, de nombreuse voix s’élèvent pour critiquer la gestion américaine du dossier afghan ces derniers mois. Bernard-Henri Levy, déjà vu à la manœuvre dans la région lors de l’invasion soviétique de 1979, a ainsi fustigé la «débandade» de Washington, dans L’Express.
Une débandade d’autant plus inquiétante qu’elle a eu lieu sans véritables combats, selon l’essayiste. BHL réfute ainsi les comparaisons avec le Vietnam qui ont fleuri ces derniers jours, notamment après l’exfiltration de l’ambassade américaine à Kaboul.
«Rien à voir. Car, au Vietnam, l'armée américaine s'est battue. Là, c'est un Vietnam sans combat. Un Saïgon auto infligé. Une débandade sans coup férir. C'est le modèle de la défaite à l'âge des drones, de la guerre zéro mort […] C'est étrange. C'est honteux. Et c'est une date», a ainsi expliqué l’écrivain à L’Express.
La pilule est d’autant plus difficile à avaler que le bilan des forces occidentales en Afghanistan «est loin d'avoir été nul», affirme Bernard-Henri Lévy. L’essayiste souligne en particulier les progrès faits en matière de droits des femmes et de liberté de la presse. Il craint le délitement d’une «société civile» qui s’était affirmée au fil des ans.
«C'est le plus triste dans cette affaire. Les États-Unis, l'Europe, l'Occident, n'avaient absolument pas “échoué”. La synthèse était en train de se faire entre la société afghane traditionnelle et les droits humains», assure ainsi Bernard-Henri Lévy à l’hebdomadaire.
Des acquis que l’essayiste ne voient pas perdurer sous le règne des talibans*, malgré les signes d’ouverture montrés par ces derniers. L’écrivain s’attend au contraire à voir le groupe terroriste mener une «guerre générale» à la démocratie et à ses valeurs dans les années à venir.

La France doit «épauler» les résistants

Fervent partisan du «droit d’ingérence» et favorable à l'intervention américaine de 2001, BHL ne renie pas ses positions et appelle la France à continuer la lutte contre les talibans*. L’essayiste souhaiterait en particulier que Paris soutiennent les combattants du Panjshir, appelés à reprendre «le flambeau de Massoud».
«Il faut sauver ce qui peut l'être, épauler celles et ceux qui, dans le pays, ne se résignent pas à la défaite [….] C'est terrible. C'est Sisyphe. On a l'impression d'un éternel retour et d'un bégaiement de l'Histoire. Mais on n'a pas le choix».
Le 16 août, Ahmad Massoud, fils du célèbre commandant Massoud avait d’ailleurs appelé à poursuivre les combats, dans les colonnes de La Règle du jeu, revue justement fondée par BHL. Sur Twitter, l’ex vice-Président Amrullah Saleh a également exhorté ses compatriotes à «rejoindre la résistance», soulignant qu’il était désormais «vain de discuter avec Joe Biden».
Le 16 août également, Bernard-Henri Lévy avait déjà défrayé la chronique en déclarant que les talibans* étaient «de bons terroristes mais de mauvais soldats», sur BFM TV. L’essayiste avait de nouveau chargé les États-Unis, les accusant d’avoir «offert le pays sur un plateau d’argent» aux nouveaux maîtres de Kaboul.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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