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Banni d’Instagram, Zemmour évoque une tentative des GAFAM de «faire taire» le peuple

© AFP 2021 JOEL SAGETEric Zemmour (photo d'archives)
Eric Zemmour (photo d'archives) - Sputnik France, 1920, 20.08.2021
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Dénonçant la censure des GAFAM, Éric Zemmour -qui a été banni d’Instagram- les a accusés de tenter de «faire taire tout un peuple», sans préciser la raison pour laquelle le réseau social a procédé à la suppression de son compte.
Après que son compte Instagram a été suspendu, Éric Zemmour a dénoncé un geste de censure derrière cette décision, estimant que les GAFAM tentaient de «faire taire tout un peuple».
«Ce matin, Instagram a pris la décision arbitraire de bannir mon compte officiel. Les GAFAM se sont engagés dans une lutte féroce contre les peuples qui ne veulent pas mourir. Ils peuvent me censurer, mais ils ne peuvent pas faire taire tout un peuple», a écrit l’éditorialiste sur Twitter, accompagnant son message d’un hashtag stopcensure.
Pourtant, le polémiste français n’a pas éclairci les raisons pour lesquelles son compte Instagram avait été sanctionné.
Marine Le Pen a déjà réagi à cette démarche d’Instagram, filiale de Facebook, dénonçant la censure de la part de réseaux sociaux qui procèdent d’après elle aux «suppressions des comptes de personnalités patriotes», tout en appelant le gouvernement à agir.
Éric Zemmour a déjà été condamné à verser une amende pour ce qu’il a dit contre l’islam lors de la Convention de la droite en septembre 2019. Le montant en a été fixé à 10.000 euros pour injure et provocation à la haine, ses propos ayant été jugés extrêmement violents.
À son tour, CNews, la chaîne d’info du groupe Canal+, a été également sanctionnée par le Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour la diatribe de l’éditorialiste sur les mineurs étrangers «assassins» et «violeurs» qui n’avaient «rien à faire» sur le territoire français. Le média a été condamné à une amende de 200.000 euros pour «incitation à la haine» et «à la violence». En outre, Éric Zemmour devra se présenter le 8 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour «injures raciales» après ses propos sur les migrants mineurs isolés. Les faits reprochés remontent à octobre 2020.

Le temps de parole

Évoquant une tendance qui se profile dernièrement où les éditorialistes remplacent les hommes politiques sur certaines chaînes, Stéphane Séjourné, député européen LREM et conseiller d'Emmanuel Macron a avancé l’idée qu’il faudrait ouvrir le débat sur le fait de comptabiliser un temps de parole politique, chez certains éditorialistes ou invités, visant notamment Éric Zemmour, probable candidat à la présidentielle de 2022 et qui, d’après l’élu, «évolue dans la zone grise».
Sa remarque part du fait que lors de chaque élection, la télévision et la radio doivent s’assurer d’accorder le même temps d’antenne à chaque parti, toutefois, la position de certains éditorialistes engagés n’est pas définie.
Lors de son intervention, Stéphane Séjourné a estimé que les responsables politiques étaient moins mis en valeur que les éditorialistes qui les reçoivent.
Qui plus est, auparavant, l’eurodéputé avait déjà fait une proposition dans un entretien au journal L'Opinion de changer les règles du décompte du temps de parole dans l'audiovisuel.
«On ne peut pas faire une loi pour moi tout seul, ou alors vraiment je serais très flatté», a rétorqué alors Éric Zemmour à cette proposition de l’élu.
Pour sa part, Roch-Olivier Maistre, le président du CSA, a écarté l'idée et rappelé qu’une telle pratique serait difficile à introduire en respectant la liberté d’expression et a tenu à souligner que beaucoup parmi les éditorialistes étaient des journalistes.

Candidat à la présidentielle en 2022?

Depuis plusieurs mois, Éric Zemmour laisse planer le suspense concernant ses ambitions en politique.
Fin juin, ses partisans ont annoncé avoir collé des affiches de leur favori pour la présidentielle sur les panneaux électoraux d'un millier de communes, après le second tour des élections régionales. Toutes avaient pour slogan «Zemmour Président».
Néanmoins, le polémiste lui-même a indiqué qu’il n’avait plus que deux obstacles à franchir pour pouvoir se porter candidat, à savoir les 500 signatures de parrainage et les moyens financiers.
Auparavant, Éric Zemmour avait déclaré, dans un entretien au média Livre noir, qu’il fallait «peut-être» «passer à l’action», en lien avec des rumeurs sur sa candidature de 2022.
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