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Les talibans encerclent la vallée du Panshir: l’Afghanistan toujours menacé par la guerre civile?

© Sputnik . Stringer / Aller dans la banque de photosCombattants talibans (organisation terroriste interdite en Russie) à Kaboul. Les Talibans ont pris le contrôle de Kaboul, la capitale de l'Afghanistan. Le président afghan Ashraf Ghani a fui le pays, le chef de l'État ayant accepté auparavant de démissionner.
Combattants talibans (organisation terroriste interdite en Russie) à Kaboul. Les Talibans  ont pris le contrôle de Kaboul, la capitale de l'Afghanistan. Le président afghan Ashraf Ghani a fui le pays, le chef de l'État ayant accepté auparavant de démissionner. - Sputnik France, 1920, 23.08.2021
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La tension monte aux confins du Panshir. Les talibans* sont arrivés aux portes de la région et disent encercler la poche de résistance tapie dans cette vallée afghane. Le pays n’est toutefois pas condamné à replonger dans la guerre civile, estime Gérard Vespierre, spécialiste du Moyen-Orient.
Les talibans* vont-ils étouffer la rébellion dans l’œuf? Ce lundi 23 août, les islamistes ont déclaré avoir encerclé les combattants de la résistance autoproclamée du Panshir, région du nord-est de l’Afghanistan. Les nouveaux maîtres de Kaboul ont toutefois ajouté qu’ils préféreraient négocier plutôt que de se battre.
​De leur côté, les combattants du Front national de résistance (FNR) affirment, par la voix de leur porte-parole, que le groupe se préparait à «un conflit de longue durée».

La carabine et le tapis

Malgré l’escalade aux portes du Panshir, Gérard Vespierre, directeur de recherche à la Fondation d'études pour le Moyen-Orient (FEMO), n’est pas convaincu que les deux parties en arriveront aux armes.
«Il y a deux têtes qui dirigent ce mouvement du FNR. Il y a la tête symbolique du fils Massoud, héritier du commandant Massoud, et la tête politique d’Amrullah Saleh, vice-président du gouvernement qui vient d’être chassé», explique notre interlocuteur. 
Ashraf Ghani - Sputnik France, 1920, 23.08.2021
Les talibans proposent à l’ex-Président afghan Ghani de retourner au pays
Un tel équilibre entre le guerrier Massoud et le politique Saleh rendrait l’option guerrière évitable. D’autant que, de l’autre côté, les talibans* n’ont pas nécessairement intérêt à défier les troupes du FNR. «Un début de résistance significatif» pendant quelques jours  pourrait selon Gérard Vespierre servir d’exemple et inciter à l’émergence d’autres poches de maquis à travers le pays des Cavaliers.
«Cela peut provoquer une réaction à l’intérieur des trente-trois autres provinces de l’Afghanistan», affirme notre interlocuteur. Plusieurs d’entre elles se sont en effet d’ores et déjà créées, notamment chez les chiites hazaras, ennemis de longue date des talibans*. 
​Le scénario tragique reste une possibilité. Gérard Vespierre n’exclut pas de voir les talibans* s’engager dans une répression extrêmement violente au Panshir pour éviter une contagion. Une crainte que semblent partager les puissances régionales: «Les voisins indirects, comme l’Inde et la Russie» militent en effet tous «pour l’absence de guerre civile en Afghanistan».
*Organisation terroriste interdite en Russie
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