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Les talibans proposent à l’ex-Président afghan Ghani de retourner au pays

© REUTERS / STRINGERAshraf Ghani
Ashraf Ghani - Sputnik France, 1920, 23.08.2021
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Les talibans* ont étendu leur amnistie à l’ex-Président Ashraf Ghani et l’ex-vice-Président Amrullah Saleh, leur permettant de retourner en Afghanistan s'ils le souhaitent, selon l’un de leurs dirigeants, Khalil ur Rahman Haqqani. Après sa fuite du pays tombé aux mains des talibans*, Ghani se trouve aux Emirats.
L’ex-Président afghan Ashraf Ghani, l’ex-vice-Président Amrullah Saleh, qui s’est autoproclamé Président par intérim, ainsi que l’ancien conseiller à la sécurité nationale Hamdullah Mohib, ne sont pas personae non gratae dans leur pays et sont désormais concernés par l’amnistie générale annoncée par les talibans* le 17 août pour tous les fonctionnaires d’État, soutient un haut responsable des talibans*, Khalil ur Rahman Haqqani.
«Nous pardonnons à Ashraf Ghani, à Amrullah Saleh et Hamdullah Mohib. Nous pardonnons à tout le monde: du général [qui a combattu contre nous] à l'homme de la rue», a-t-il déclaré dans un entretien accordé à la chaîne de télévision pakistanaise Geo News.
Il a détaillé que l'inimitié entre les talibans* et ces trois hommes politiques était uniquement fondée sur la religion.
M.Haqqani a exhorté les personnes fuyant le pays à ne pas le faire, indiquant que «l'ennemi» diffusait de la propagande selon laquelle les talibans* se vengeraient.
«Tous les Afghans sont nos frères et par conséquent ils peuvent retourner au pays. La seule raison de notre inimitié était motivée par l'ambition de changer le système. Le système a maintenant changé», a-t-il affirmé, ajoutant que «les Tadjiks, les Baloutches, les Hazaras et les Pachtounes sont tous nos frères».
Il a promis que «des personnes hautement compétentes et instruites formeront le gouvernement en Afghanistan».

Ashraf Ghani fuit pour éviter «un bain de sang»

Le 15 août les talibans* sont entrés dans la capitale afghane et ont proclamé «la fin de la guerre» et la «libération» du pays. Ils ont déclaré que prochainement la création d’un émirat islamique d’Afghanistan serait annoncée. Ils ont également exigé le retrait des forces étrangères.
Le jour même le Président Ashraf Ghani a démissionné et a quitté le pays en affirmant vouloir éviter «un bain de sang». Les Emirats arabes unis ont annoncé le 18 août avoir accueilli Ashraf Ghani et sa famille, après sa fuite.

Forces de résistance du Panchir

Le vice-Président Amrullah Saleh s’est autoproclamé Président par intérim. Il s’est réfugié dans la vallée du Panchir, au nord-est de Kaboul, où des forces de résistance se sont formées sous la conduite d’Ahmad Massoud, fils du célèbre commandant Ahmed Shah Massoud, assassiné le 9 septembre 2001 par Al-Qaïda*, deux jours avant les attentats du 11 septembre.
Ali Maisam Nazary, porte-parole de ces forces nommées Front national de résistance, a expliqué à l’AFP qu’il fallait se préparer à «un conflit de longue durée».
Il a fait savoir qu’outre les troupes de Massoud, le Panchir abritait aussi 1.000 personnes déplacées venues de tout l'Afghanistan.
*Organisations terroristes interdites en Russie
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