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Qui est l’Afghan condamné en France pour ne pas avoir respecté sa zone de surveillance?

© Photo pixabay / Peggy_Marcocaméra surveillance
caméra surveillance - Sputnik France, 1920, 26.08.2021
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Placé en garde à vue et condamné à 10 mois de prison avec sursis, l’Afghan qui venait d’être évacué de son pays natal pris par les talibans* et a enfreint sa zone de surveillance, suscitant une polémique, a dû expliquer devant le tribunal pourquoi il avait délibérément enfreint ce périmètre auquel le ministère de l'Intérieur l'avait astreint.
Évacué avec sa famille de Kaboul à Paris dans la nuit du 20 au 21 août, un Afghan a réussi à faire presque immédiatement parler de lui. À son arrivée à Paris, Ahmat M., 30 ans, s’est vu notifier une «mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance» (Micas), prévue dans le cadre des lois antiterroristes. Lui et quatre autres sont soupçonnés d’entretenir des liens avec les talibans*.
L’homme a été placé en garde à vue le 23 août pour être sorti de la zone de surveillance qui lui avait été imposée par le ministère de l'Intérieur. Le 25 août, il a été condamné à dix mois de prison avec sursis. Une polémique s’en est suivie sur l’accueil des réfugiés afghans.

Il quitte la commune malgré l’interdiction

Logé avec sa femme, sa petite fille de trois mois et plusieurs autres membres de sa famille dans un hôtel de Noisy-le-Grand, le réfugié, qui a fait réagir jusqu’au porte-parole du gouvernement, n’avait pas le droit de sortir de cette commune à l’est de Paris.
Les policiers l’avaient suivi, avant de le surprendre dans une épicerie du XVIIIe arrondissement de Paris. Selon l’AFP, il a attiré l’attention des forces de l’ordre car il ne portait pas de masque.

Ses explications

Devant le tribunal, il a tenté d’établir sa bonne foi à l'audience mais ses explications n’ont pas convaincu. L’Afghan a été condamné à 10 mois de prison avec sursis.
D’après sa version, Ahmad a suivi un voisin de l’hôtel qui lui aurait proposé d’acheter les médicaments qu’il voulait obtenir. Il n’a pas compris qu’il se rendait à Paris. Le second interpellé aurait affirmé que l'Afghan lui avait demandé de l'accompagner à Paris pour acheter des cartes SIM.
«Vous dites que vous étiez malades – maux de tête, vomissements – et que vous souhaitiez acheter des médicaments. C’est bien ça?», a demandé la présidente du tribunal, citée par BFM TV.
«Oui, mon voisin m’a dit qu’on allait faire une course. Je lui ai dit que j’avais des maux de tête. Il m’a dit: "Viens avec moi". On a pris le train. Il m’a dit: "Ne t’inquiète pas"», a-t-il expliqué.
Son avocate, Alice Ouaknine, a reconnu le caractère un brin tortueux de ces explications, souligne le média.
«Sa version à lui, c’est qu’il était malade, souhaitait acheter des médicaments et que du coup, il s’était fait accompagner par quelqu’un qui connaissait mieux que lui Paris. Bien qu’il ait précisé qu’il n’avait pas l’intention d’aller à Paris», a-t-elle indiqué.
Ahmat M. a noté ne pas avoir compris qu’il faisait l’objet d’une Micas: c’était sa femme qui avait signé le document. Cet argument n’a pas non plus convaincu le tribunal.

Qui était-il en Afghanistan?

Né en 1991, il est marié et père d’une fille de trois mois. Selon les procès-verbaux cités à l’audience, cet homme a déclaré avoir été procureur en Afghanistan avant de reprendre des études de droit. Il est venu en France avec sa femme et son enfant.
Le fait que lui et cinq de ses proches se trouvaient en isolement sanitaire à Noisy-le-Grand, a été appris par la maire LR de la commune, Brigitte Marsigny… sur BFM TV.
«Je demande fermement à ce qu'on puisse m'expliquer ce qu'il en est exactement lorsqu'ils auront fait les démarches qui s'impose, en espérant qu'il ne se passe rien d'ici là», a-t-elle insisté sur BFM TV.
Ahmat M. «a aidé à l'évacuation de Français, de personnes qui ont travaillé pour la France lors de l'évacuation de l'ambassade», a justifié le 24 août sur BFM TV Gabriel Attal, après la polémique.
Après vérifications à l'occasion de son évacuation vers la France, «il a été mis en lumière qu'il aurait eu un lien avec les talibans*, qui reste à définir», a-t-il ajouté.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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