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Réfugiés afghans, une menace terroriste? Le danger n’est pas là où on l’imagine, selon Xavier Raufer

© AP Photo / Francois MoriUn avion d’exfiltrés de Kaboul à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle
Un avion d’exfiltrés de Kaboul à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle - Sputnik France, 1920, 01.09.2021
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Quelque 2.600 Afghans ont été rapatriés par la France depuis la mi-août. Cinq d’entre eux sont pour l’instant suspectés d’accointances avec les talibans*. Invité de Sputnik donne la parole, le criminologue Xavier Raufer, s’inquiète surtout des Afghans engagés sur les routes migratoires en direction de l’Europe.
«Il n’y a jamais de sécurité à 100%. Cela dit, il y a deux situations fort différentes», lance d’emblée Xavier Raufer à notre micro. 
Le spécialiste des questions de terrorisme invite à ne pas trop s’inquiéter des 2.600 afghans fraîchement arrivés en France depuis la prise de Kaboul à la mi-août. Le scénario du pire est autre, selon lui, et concerne plutôt la vague migratoire qui s’approche des frontières européennes.
Un afflux composé d’Afghans, partis «comme des milliers d’Iraniens, de Turcs ou de Syriens transportés par des réseaux de passeurs criminels jusqu’aux rives de la Méditerranée». Avec le risque de voir se répéter un schéma analogue à celui qui avait mené aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis ou du 29 octobre 2020 à Nice, auxquels avaient participé des clandestins ayant profité des routes migratoires pour pénétrer sans contrôles aboutis sur le sol européen. Plus récemment, le 31 août 2019 à Villeurbanne, un demandeur d’asile afghan, diagnostiqué avec des troubles psychiatriques, a tué au couteau le jeune Timothy, 19 ans, et blessé huit autres personnes.
Même si «on n’est jamais sûr à 100%», admet Raufer, les contrôles du passé criminel ou terroriste des Afghans récemment exfiltrés de Kaboul ont bel et bien eu lieu. «Je ne pense pas qu’une marée de bandits et de violeurs ait pu monter dans les avions à cette occasion-là», ajoute-t-il avec une pointe d’humour. Et le criminologue de préciser que tous ou presque sont à considérer comme des «supplétifs de l’armée française opérant en Afghanistan», que la France se doit selon lui d’accueillir pour des raisons autant morales que de géopolitiques.
«Si on laisse tomber les gens dans les pays étrangers une fois qu’on a fini de s’en servir, la prochaine fois que vous irez en Afrique, vous aurez un mal effroyable à recruter qui que ce soit, car les gens en question diront “OK, ils nous laisseront tomber comme la dernière fois”», prévient Xavier Raufer.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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