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Arrestations après un reportage de Quotidien à Marseille où des dealers avaient mis en place un filtrage automobile

© REUTERS / POOLEmmanuel Macron lors de sa visite à Marseille, le 1er septembre 2021
Emmanuel Macron lors de sa visite à Marseille, le 1er septembre 2021 - Sputnik France, 1920, 02.09.2021
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Frappée par le trafic de drogue et la violence, Marseille fait objet d’une intense surveillance de la part des autorités. Dans la foulée de la visite d’Emmanuel Macron, Gérald Darmanin a annoncé «une importante opération anti-drogue» dans une cité après la diffusion d’un reportage la veille par Quotidien. Des arrestations ont déjà eu lieu.
Le 30 août, l'émission Quotidien sur TMC (groupe TF1) a diffusé un reportage choc montrant des jeunes dealers de la cité des Flamants de Marseille non seulement vendre de la drogue, mais aussi filtrer la circulation pour éviter les descentes de police.
«Vous voyez Macron? Les Français lui obéissent. Bah ici c’est pareil: les gens qui veulent entrer dans le quartier, ils nous obéissent», lance un trafiquant au micro de Quotidien.
Marseille attirant ces dernières semaines toute l’attention, la réponse des autorités n’a pas tardé à venir. Le ministre de l’Intérieur a annoncé sur Twitter le lancement d'«une importante opération anti-drogue» dans la cité marseillaise.
Selon la place Beauvau, quatre personnes ont été interpellées mardi, et de la drogue et de l’argent liquide saisis. «D’autres opérations suivront», a-t-il ajouté.

Réaction des politiques au reportage

Sur les réseaux sociaux, la diffusion du reportage a suscité de vives réactions.
Pressenti pour une candidature à la présidentielle, Éric Zemmour a dit ne pas connaître «la République de la cité des Flamants.»
Le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a pris la défense de l’action des forces de l’ordre: «La police rentre partout et intervient partout. Ce n’est pas une barrière tenue par des petits guetteurs prétentieux devant des journalistes qui l’en empêche».
«Quand un quartier entier vit sous la coupe de dealers qui imposent leurs règles au détriment des lois communes, c'est bien, M.Darmanin, ce qu'on appelle une "zone de non-droit. Il y en a des centaines en France, et vous ne faites strictement rien», s’est pour sa part insurgée Marine Le Pen.
Mardi 31 août, un journaliste de Quotidien a fait réagir le maire de Marseille, Benoît Payan, sur la situation catastrophique dans la ville.
L’édile a mis en lumière le manque de moyens donnés à ces quartiers et, par conséquent, l’état des établissements scolaires.
«Il ne faut pas y aller avec des matraques, il ne faut pas y aller avec des cars de CRS. Des fois c’est nécessaire, des fois il faut le faire. Mais il faut surtout fabriquer des services publics. Là on est dans un endroit où les écoles sont dans un état catastrophique, où justement la mairie n’a jamais mis les pieds», regrette-t-il.

Le témoignage d’un jeune dealer dans TPMP

Trafiquant depuis l’âge de 14 ans, un dealer marseillais est sorti du silence sur le plateau de Touche à mon poste le 1er septembre.
Visage masqué, Adem raconte qu'il est entré dans le réseau alors qu'il n'avait que 13 ou 14 ans. «Je suis dedans depuis jeune, j’étais guetteur, c’est le poste où il y a le plus de bénéfices», confie-t-il devant les chroniqueurs. Le jeune homme «aimerait bien avoir un travail comme tous les gens» et espère ne pas faire ça toute sa vie, expliquant à quel point il est simple dans une cité de se retrouver dans un réseau.
«Vous dites comme si je n’avais rien fait, vous vous trompez vraiment. J’ai posé des CV et cherché des apprentissages pendant des mois. Je voulais faire plombier, je voulais le faire en alternance, j’ai cherché pendant des mois tellement que j’avais des cloques. Je marchais, je posais des CV, personne ne m’appelle. À un moment, tous mes collègues sortent, il faut qu’au minimum j’aie quelque chose dans la poche pour sortir», raconte-t-il.

Visite de Macron

Mercredi, Emmanuel Macron a entamé une visite de trois jours à Marseille pour annoncer un grand plan d’aide à la cité phocéenne contre l’insécurité et les logements insalubres, ainsi que pour la rénovation des écoles et les transports publics.
Il a promis d’accélérer l’arrivée de 300 policiers supplémentaires vers 2022 et a annoncé une enveloppe de 150 millions d’euros afin de regrouper plusieurs services au sein d’un même hôtel de police, et 8,5 millions d’investissements dans du matériel, avec la rénovation de 220 véhicules en 2022.
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