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«Il y a un vrai engouement des adolescents pour la vaccination», lance Jérôme Salomon

© Photo Pixabay/natureaddictAdolescents, image d'illustration
Adolescents, image d'illustration - Sputnik France, 1920, 05.09.2021
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Le 30 septembre, les ados seront soumis au pass sanitaire. Bien que le QR code ne soit pas appliqué dans les établissements scolaires, il sera obligatoire pour les activités extra-scolaires, sportives ou culturelles. Jérôme Salomon constate un «vrai engouement» des jeunes pour la vaccination qu’il explique par leur responsabilité.
Depuis le 15 juin, la vaccination contre le Covid-19 est ouverte aux 12-17 ans. Au 2 septembre, ils étaient plus de 2,5 millions à être déjà entièrement vaccinés. Selon le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon, «il y a un vrai engouement des adolescents pour la vaccination».
«Ils sont en train de rejoindre les adultes. On a l’impression qu’ils le font pour eux, pour leurs proches, mais aussi pour le collectif. Parce qu’ils se rendent compte qu’ensemble ils peuvent sortir, ils sont tranquilles, parce qu’ils sont tous vaccinés, ils ont envie d’assister aux cours», a déclaré ce 5 septembre le professeur Salomon sur BFMTV.
Il a cependant écarté, pour le moment, l'hypothèse d'une vaccination des moins de 12 ans.
«On n'en est pas du tout à la vaccination des enfants [de moins de 12 ans, ndlr], pour plein de raison: parce qu'il nous manque des données scientifiques, ensuite parce que des études sont en cours» et «donc on va s'adapter à l'évolution des connaissances scientifiques», poursuit-il.
Et de préciser: «Aujourd'hui, la priorité c'est de vacciner ces adolescents de plus de 12 ans».

Le bénéfice dépasse-t-il le risque?

Pourtant, depuis le 15 juin, les autorités ont élargi la vaccination aux 12-18 ans, indiquant qu'il n'y avait pas de risque pour les plus jeunes.
C’est une étude publiée début juillet par les Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC) américains qui a fait évoluer leur position. À la suite de près de 52 millions d’injections à des 12-17 ans aux États-Unis, un seul effet indésirable a été détecté: une myocardite, soit une inflammation du muscle cardiaque, qui s’est manifestée chez un garçon sur 20.000 et une fille sur 100.000.
Le 23 juillet, l’Agence européenne des médicaments (ASM) a approuvé l’utilisation du vaccin de Moderna pour les 12-17 ans. C’est le second vaccin à être autorisé pour les adolescents au sein des 27 pays de l’Union européenne, après celui de Pfizer-BioNTech.
Les tentatives de rassurer ne satisfont néanmoins pas de nombreux parents qui s’inquiètent du manque de recul sur les vaccins à ARN messager, indique La Croix.
«J’espère qu’il n’y aura pas d’effets secondaires, qu’Eliott ne va pas faire une myocardite, par exemple», explique à La Croix une habitante de la proche banlieue parisienne avant d’ajouter: «On n’a pas envie que ça tombe sur notre enfant… Je ne m’inquiète pas outre mesure, mais j’y pense».

QR code pour les ados

À partir du 30 septembre, le pass sanitaire sera étendu à ce groupe d’âge. Il faudra donc qu'ils présentent leur QR code dans les établissements où il est obligatoire, notamment pour les activités extra-scolaires, sportives ou culturelles. Il n'est en revanche pas question de l'appliquer dans les établissements scolaires.

Moins de 12 ans

Les résultats d’un sondage réalisé du 25 au 26 août par BVA pour RTL et Orange sur un échantillon de 1.003 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus, indiquent que 53% des interrogés sont favorables à la vaccination des enfants de moins de 12 ans, contre 46% qui y sont opposés, tandis que 1% ne s’est pas prononcé.
Toutefois, 63% des parents ayant des enfants de ce groupe d’âge se disent opposés à cette mesure, contre 37% pour.
Dans les manifestations anti-pass sanitaires, l'hypothèse d'une vaccination des plus jeunes est l'un des principaux motifs de colère des participants, et «Touche pas à mes enfants» un des slogans les plus repris.
Certains ont tout de même reçu déjà au moins une dose. Au 26 août, ils étaient plus de 15.800, selon les données de Santé publique France. Le site précise que ces chiffres «correspondent probablement à des enfants à très haut risque de formes graves de Covid».
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