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Gouvernement taliban en Afghanistan: les États-Unis et la Turquie n’ont pas hâte de le reconnaître

© Sputnik . Stringer / Aller dans la banque de photosKaboul
Kaboul - Sputnik France, 1920, 07.09.2021
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«Loin d'être le cas» et «pas nécessaire de se précipiter»… Sans exclure les discussions avec le nouveau pouvoir en Afghanistan, ses pays voisins et les Occidentaux n’ont pas hâte de reconnaître le régime taliban*. Cette position est confirmée par les États-Unis et la Turquie.
Les talibans* ont revendiqué le 6 septembre la victoire dans le Panchir, annonçant que la prise de cette région, la dernière leur résistant encore, achevait leur prise de contrôle de l'Afghanistan et qu'ils dévoileraient bientôt leur gouvernement. Une reconnaissance internationale de celui-ci paraît cependant hors de propos.
Ainsi, alors que des journalistes demandaient si les États-Unis reconnaîtraient le gouvernement taliban*, Joe Biden a déclaré que «(c'était) loin d'être le cas».
«Je veux être très clair: il n'y a aucun empressement à une quelconque reconnaissance par les États-Unis ou les partenaires internationaux avec qui nous avons discuté», a en outre affirmé fin août la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki lors d'une conférence de presse.
Washington avait déjà dit que cette reconnaissance dépendrait de la nature du futur gouvernement afghan, dont l’administration Biden souhaite qu'il intègre d'autres acteurs politiques que les talibans*, mais aussi du respect des droits des femmes et des engagements antiterroristes.
L’avis a été partagé par Ankara. Dans une longue interview télévisée, le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu a affirmé le 7 septembre qu'il n'était «pas nécessaire de se précipiter», ajoutant poursuivre les discussions sur les conditions de réouverture de l'aéroport de Kaboul.

L'UE prône le dialogue

Le besoin de mener un dialogue avec le nouveau pouvoir afghan, qui ne partage pas les valeurs occidentales, a été souligné par Josep Borrell, vice-président de la Commission européenne et chef de la diplomatie de l'UE, dans un entretien accordé au Journal du dimanche.
Emmanuel Macron a pour sa part indiqué qu’ouvrir des discussions avec les talibans* n’impliquait pas une reconnaissance ultérieure de leur gouvernement. Il a posé plusieurs conditions à celle-ci, dont «le respect des droits de l’Homme» et «de la dignité des femmes afghanes».

La position de Moscou

En réaction à la prise de Kaboul par le groupe fondamentaliste islamiste, le ministre des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a fait savoir que la Russie n’était pas pressée de reconnaître sa légitimité.
Moscou constate toutefois des signes positifs de la part des talibans* sur le développement de l’Afghanistan et espère que le dialogue avec les leaders politiques conduira à la formation d’un gouvernement inclusif.
Vladimir Poutine a déclaré le 20 août aux journalistes que la Russie était intéressée à ce que la situation y soit stable.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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