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Deux morts par balles la même soirée à Marseille, une semaine après la visite de Macron

© REUTERS / Guillaume Horcajuelo/Pool via REUTERSEmmanuel Macron lors de sa visite à Marseille
Emmanuel Macron lors de sa visite à Marseille - Sputnik France, 1920, 08.09.2021
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Deux hommes ont été tués au cours de deux fusillades distinctes durant la même soirée à Marseille. Un autre a été blessé. Ces événements, dont le lien avec le trafic de drogue doit encore être déterminé, se sont déroulés moins d’une semaine après la visite d’Emmanuel Macron.
Il n’a pas fallu attendre longtemps après le départ du chef de l’État pour que les violences reprennent à Marseille. Dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 septembre, deux fusillades ont fait un mort chacune. Elles ont eu lieu dans les 1er et 13e arrondissements et ne seraient pas liées.
La première s'est déroulée aux alentours de 22h30 dans le quartier de la Porte d’Aix, non loin du Vieux-Port, rapporte La Provence. Deux individus se font fait tirer dessus par trois autres, l’un âgé d’une vingtaine d’années, en situation irrégulière sur le sol français, est mort, l’autre de 31 ans a été touché au dos mais a survécu. Aucun des deux n’était connu des services de police. Le quotidien évoque un lien potentiel avec le trafic de cigarettes.
Emmanuel Macron - Sputnik France, 1920, 02.09.2021
La cité Bassens à Marseille nettoyée «de fond en comble» pour accueillir Emmanuel Macron
Plus tard dans la nuit, vers deux heures du matin, les policiers ont été appelés dans les quartiers Nord, dans la cité de la Renaude. Un homme de 25 ans y avait perdu la vie, son comparse de 21 ans n’a pas été blessé mais se trouvait sous le choc. Tous deux étaient connus des services de police. Pas moins de 30 douilles ont été retrouvées sur les lieux. Les tireurs se trouvaient dans un véhicule et ont pris la fuite aussitôt, précise BFM TV.
Christian Gil, directeur général du bailleur social Habitat Marseille Provence, a décrit auprès de l’AFP une cité «difficile», «avec un point de deal très dur, avec barrage à l'entrée et contrôle des personnes voulant entrer». La police judiciaire devra notamment déterminer si cette affaire est liée au trafic de stupéfiants.

Autres faits

Lundi 6 septembre, deux autres faits de violences avaient été rapportés dans la cité phocéenne. Dans le 13e arrondissement, des policiers de la brigade spécialisée de terrain (BST) se sont fait agresser à la cité Frais Vallon, selon La Provence. Ils venaient d’interpeller un jeune dealer et de saisir une grosse somme d’argent sur lui. Une dizaine d’autres jeunes sont intervenus, ce qui a permis à l’interpellé de prendre la fuite. Un des agents a été blessé à la tête, ce qui lui a valu 10 points de suture et sept jours d’ITT.
Toujours d’après La Provence, un homme a été blessé d'une balle dans la même soirée, à proximité du commissariat du 1er arrondissement. L’auteur du coup de feu aurait tiré presque à bout portant au niveau de la hanche avant de fuir. La victime était «peu connue des services de police», indique le journal. Là aussi, l’hypothèse d’un règlement de comptes autour d’un trafic de cigarettes est envisagée.

Visite de Macron

Emmanuel Macron est resté trois jours à Marseille face à l’urgence à laquelle la ville est confrontée, notamment sur le plan de l’insécurité. Mercredi 1er septembre, il a annoncé un investissement de 150 millions d’euros pour la police, ce qui devrait augmenter ses effectifs dès l’an prochain. L’État va également investir dans l’installation de 500 caméras de vidéoprotection. D’autres mesures ont été annoncées concernant les logements et l’éducation, avec la réhabilitation de 174 écoles, ainsi que la création de nouvelles lignes de tramway et de bus.
Depuis le début de l’année, 15 personnes sont décédées dans des règlements de comptes liés au trafic de drogue, d’après la préfecture de police, dont la plupart pendant l’été. Ce mercredi matin, Gérald Darmanin explique sur France Inter que ces faits sont la conséquence des opérations anti-drogue à Marseille. Il y a eu, selon lui, 40% d’arrestations de dealers en plus depuis le début de l’année. «Et donc il y a des réactions de gens qui perdent beaucoup d’argent», analyse le ministre, avançant le chiffre de «100.000 euros en argent liquide par point de deal».
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