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Traite des personnes: des Togolais seraient-ils séquestrés au Burkina Faso?

© AFP 2021 LUDOVIC MARINUne voiture de police à Ouagadougou, image d'illustration
Une voiture de police à Ouagadougou, image d'illustration - Sputnik France, 1920, 08.09.2021
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Au Togo, une organisation de la société civile se penche sur le cas de Togolais partis travailler au Burkina Faso, mais qui se seraient retrouvés piégés par un réseau de traite d'êtres humains. Le Mouvement Martin Luther King, qui a révélé cette affaire, a saisi les autorités qui disent prendre l'alerte au sérieux.
Au Togo, une organisation de défense des droits de l’homme appelle les autorités togolaises à engager «une procédure en urgence» pour sauver la vie à des Togolais pris au piège au Burkina Faso. Ils seraient «enfermés dans un camp de fortune» par des trafiquants d'êtres humains.
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Le Mouvement a en sa possession une vidéo dans laquelle «des jeunes Togolais apparaissent déprimés fatigués et ahuris» suite au traitement inhumain qui leur est infligé. Un sort qui n'a rien à voir avec le «travail bien payé, avec des conditions de logement envieuses», qui leur avait été promis avant leur départ de Lomé.
Dans cette séquence vidéo consultée par Sputnik, on voit en effet de jeunes hommes parlant le français et le mina, une langue locale du sud Togo, et qui appellent le Président togolais Faure Gnassingbé et son gouvernement à «venir les sauver». Ni le lieu ni la date de l'enregistrement n'ont pu en revanche être déterminés avec précision.

Détenus dans des camps mobiles

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Ces jeunes Togolais, dont personne ne connaît encore le nombre, seraient gardés d’après le pasteur Edoh Komi, président du MMLK, joint par Sputnik, «dans des camps mobiles par des individus mal intentionnés et avides de gain facile, spécialisés dans la traite de personnes». Il affirme également que les jeunes filles «sont exploitées sexuellement et livrées à la prostitution».
«D’après nos enquêtes, ce camp mobile est tantôt à Ouagadougou, tantôt à Bobo-Dioulasso ou Tenkokorogo», trois grandes villes du Burkina Faso, affirme-t-il.
«L’information s'était retrouvée au départ sur les réseaux sociaux. Nous avions cru à des fake news. Ce n’est que début juillet dernier, à la suite d'une "plainte" que nous avons reçue d'une dame, que nous avons pu y voir clairement ce qu'il en était. Ces jeunes Togolais sont en danger au Burkina Faso. Il faut les sauver», a déclaré le pasteur Edoh Komi, appelant le gouvernement à intervenir.

Les autorités togolaises saisies

L’organisation togolaise de la société civile affirme avoir saisi les autorités togolaises à plusieurs niveaux, notamment le ministre des Affaires étrangères responsable des Togolais de l’extérieur et le ministre de la Sécurité et de la protection civile.
Contacté par Sputnik, ce dernier, le général Yark Damehame, confirme que ses services ont été saisis de cette affaire et qu'ils prennent ces informations au sérieux. Le MMLK a également saisi le bureau au Burkina Faso du Haut Conseil des Togolais de l’Extérieur (HCTE), une instance mise en place par le ministère togolais des Affaires étrangères pour être au service de la diaspora.
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Contacté par Sputnik, Komi Aziangbédé, le délégué national du HCTE Burkina, assure que tout est mis en œuvre actuellement pour vérifier ces informations et si c'est le cas, rapatrier les victimes.
«Dès que nous avons appris l’information, nous avons pris contact avec les forces de sécurité burkinabè pour nous aider à suivre les indices que nous avions pour nous assurer dans un premier temps que les faits sont avérés, et si c’est le cas, pour mettre la main sur ce réseau. Donc tout ce que je peux affirmer pour l’instant, c’est que les investigations sont en cours», a-t-il affirmé.
À noter que quelque 9.000 Togolais environ vivent et travaillent au Burkina Faso selon la base de données du HCTE Burkina.
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