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«Je n’ai pas peur»: Zemmour se confie sur ses projets présidentiels

© AP Photo / Michel EulerÉric Zemmour
Éric Zemmour - Sputnik France, 1920, 12.09.2021
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N’ayant toujours pas définitivement annoncé ses intentions présidentielles, Éric Zemmour réfute néanmoins toute «peur». Marine Le Pen est toutefois convaincue que le polémiste est bien en campagne, même si elle estime que la France ne veut pas d’«un Trump».
Déplorant que la France soit «en train de disparaître», Éric Zemmour a affirmé le 11 septembre sur France 2 qu’il n’avait pas «peur» d’être candidat à la présidentielle 2022.
Alors que les ambitions présidentielles du polémiste font l’objet de spéculations, l’intéressé a lancé à Léa Salomé «je veux choisir mon moment». Et de poursuivre: «Pour l’instant je ne suis pas candidat [...]. Quand je déciderai d’être candidat, je viendrai et je dirai "je suis candidat". Je réfléchis».
L’auteur du livre «La France n’a pas dit son dernier mot» à paraître bientôt a par ailleurs expliqué son «envie» de se lancer en raison la situation régnant actuellement dans l’Hexagone:
«Je pense que la France est dans un état absolument lamentable […]. Je n’ai pas du tout envie de cela».

«Limiter» l’islam

L’essayiste a confirmé que s’il est élu Président de la République, il interdira les Français d’appeler leurs enfants «Mohamed», évoquant son souhait de rétablir la loi 1803 introduite par Napoléon et imposant aux parents français un choix limité de prénoms, ceux-ci devant être tirés des différents calendriers.
«On peut demander aux musulmans de limiter leur religion à la foi et à la pratique et de ne pas appliquer leur code juridico-politique, ce qu’ils font généralement dans tous les endroits où ils sont majoritaires», expose Zemmour.
«Appeler son enfant Mohamed, c’est coloniser la France», juge-t-il.

La France ne veut pas d’«un Trump»

Estimant que «la présidentielle se joue autour d’une idée, d’une question», Éric Zemmour a promis d’«imposer [s]es thèmes». Et s’il ne se présente pas, il ne soutiendra personne.
«Mon camp c’est le RPR, c’est-à-dire le gaullisme. LR n’est plus le RPR, LR s’est vendu aux centristes.»
Plus tôt, le polémiste avait assuré que Marine Le Pen «ne gagner[ait] jamais» vu son échec national aux régionales.
«Je lui [à Zemmour, ndlr] ai dit que la théorie selon laquelle la France attend un Trump est une théorie que je ne partage pas», a déclaré pour sa part Marine Le Pen lors de sa rentrée à Fréjus, dans le Var, alors que les intentions présidentielles d’Éric Zemmour agitent le Rassemblement national.
Selon l’enquête Harris Interactive parue le 8 septembre, le polémiste a progressé depuis le mois de juillet dans les intentions de vote, atteignant 7%, quand Marine Le Pen perd trois points.
«C’est le signe que sa candidature apparaît de moins en moins hypothétique et de plus en plus crédible aux yeux des Français», commente le directeur général délégué d’Harris Interactive, Jean-Daniel Lévy.
La présidente du RN tient, elle, à souligner que l’éventuelle candidature de Zemmour ne l’angoisse ni ne l’inquiète.
«On regarde cela avec beaucoup de calme» et «sans fébrilité», insiste celle pour qui les intentions de l’essayiste sont évidentes: «Quand on fait des affiches "Zemmour président" et qu’on recherche des parrainages, c’est qu’on est candidat.»
Zemmour «n’ira pas jusqu’au bout», puisque pour une campagne présidentielle, «il faut un projet, l’avoir maturé, des équipes, et réunir des parrainages», conclut-elle.
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