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Mise en examen d'Agnès Buzyn: «la justice est en train d'outrepasser ses droits», selon BHL

Agnès Buzyn - Sputnik France, 1920, 12.09.2021
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Les juges sont-ils légitimes à juger l'action du gouvernement? Pour Bernard-Henri Lévy, la mise en examen d'Agnès Buzyn pour «mise en danger de la vie d'autrui» signifie que «la justice est en train d'outrepasser ses droits».
Première dans l'histoire de la Ve République: l’ex-ministre de la Santé, Agnès Buzyn, a été mise en examen par la Cour de justice de la République pour «mise en danger de la vie d’autrui», dans le cadre de sa gestion de la crise du Covid-19. Et elle n'est pas la seule concernée par l'enquête qui vise aussi le directeur de la Santé Jérôme Salomon, l’ancienne porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye, l’ex-Premier ministre Édouard Philippe et l’actuel ministre de la Santé Olivier Véran. Invité ce 12 septembre sur Europe 1, le philosophe s’est déclaré préoccupé par cette tendance.
«Il y a un climat de populisme pénal dans lequel nous baignons depuis le début de la crise sanitaire qui me préoccupe beaucoup», confie BHL.
Citant notamment «les perquisitions chez les ministres et maintenant cette mise en examen», le philosophe estime que «la justice est en train d'outrepasser ses droits».
Plus globalement, il regrette que la justice soit «à l'écoute d'une voix profonde qui dit que “les politiques doivent tout savoir, tout prévoir”, et que s'il y a des morts, c'est la faute des politiques».

Des avis partagés

Depuis l'annonce de la mise en examen d'Agnès Buzyn, plusieurs personnalités ont réagi.
Pour le député LREM Sacha Houlié «cette décision crée un précédent dangereux».
«On est au cœur d'une pandémie mondiale qui n'est pas terminée. Une pandémie pour laquelle aucun pays, aucun ministre de la Santé, aucun gouvernement n'avait d'information lorsqu’elle s'est déclarée début d’année 2020», avance-t-il sur Franceinfo, évoquant un «coup dur» pour la façon dont les ministres peuvent travailler.
«Quand on est un responsable politique, il y a forcément de l’action, des risques», réagit pour sa part sur BFM TV Damien Aba, député de l'Ain et président du groupe Les Républicains à l'Assemblée nationale, qui s’interroge sur la «judiciarisation accrue de la vie politique française».
Le Premier ministre a pour sa part estimé au micro de BFM TV que les convocations de ministres pour rendre des comptes devant la justice ne devaient pas conduire à «paralyser l'action des pouvoirs publics au moment où on a besoin de décisions pour faire face à des crises».
À l'inverse de Bernard-Henri Lévy et de Sacha Houlié, le journaliste politique Jean-Michel a déclaré vendredi 10 septembre dans C à vous: «Que les ministres ne soient pas au-dessus des lois, c’est normal, qu’ils rendent des comptes, c’est normal». Avant d'ajouter: «La CJR est une institution extrêmement sérieuse qui mêle des magistrats et des responsables politiques. Les ministres s’expliqueront».
Enfin, «s’il y a eu des fautes, il faut qu’elles soient sanctionnées», juge la présidente du RN Marine Le Pen.
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