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La troisième dose fait son arrivée en France dès aujourd’hui

© Photo Pixabay / HVesnaVaccination. Image d'illustration
Vaccination. Image d'illustration - Sputnik France, 1920, 13.09.2021
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Ce lundi 13 septembre, la troisième dose de vaccin anti-Covid sera disponible dans les Ephad. Cette nouvelle injection est recommandée par la Haute autorité de santé, alors que l'Organisation mondiale de la santé s'y oppose, souhaitant privilégier la vaccination dans les pays pauvres. La campagne devrait se terminer en octobre.
Alors que le ministère de la Santé a confirmé la mise en place d’une campagne de rappel de vaccination pour les résidents des Établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), les intéressés pourront recevoir une troisième dose de vaccin contre le Covid-19 à partir de ce lundi 13 septembre, comme annoncé le 27 août auprès de RTL par le Premier ministre. 550.000 personnes sont concernées.
Tandis que le variant Delta, plus contagieux et résistant, est largement répandu en France, Olivier Véran avait annoncé que cette nouvelle campagne vaccinale démarrerait le 1er septembre, et que les personnes d’au moins 65 ans et celles ayant des comorbidités avaient la possibilité de prendre un rendez-vous sur Doctolib dès le 30 août.
D’après une note de la Direction générale de la santé (DGS) transmise aux professionnels du secteur le 27 août, les primo-vaccinés «selon un schéma à deux doses» pourront le faire six mois après la deuxième dose.
«Il n’y a pas d’ombre au tableau sur cette campagne vaccinale qui devrait être terminée début octobre», assure Florence Arnaiz-Maumé, déléguée générale du Synerpa (Syndicat national des établissements et résidences privés et services d’aide à domicile pour personnes âgées) citée par Le Parisien.
Un rappel vaccinal dont «l’enjeu est majeur: maintenir à haut niveau la protection contre le virus», a déclaré le 8 septembre Jean Castex. «Cette campagne complémentaire sera fondamentale si nous voulons que le bouclier vaccinal que nous avons déjà très largement déployé soit durablement efficace.»

Une forte demande

Pour cette dose de rappel sont prévus les vaccins à ARN messagers de Pfizer et de Moderna, quel que soit celui utilisé pour la première.
«Sur 7.000 établissements, 3.000 ont commandé leurs vaccins fin août et les ont reçus ou s’apprêtent à les recevoir, à raison de vingt flacons par commande, soit 140 doses chacune», note auprès du quotidien la représentante du Synerpa.
Selon les chiffres de Santé publique France au 9 septembre, 90,1% des résidents en Ehpad avaient déjà reçu les deux doses.
«La demande est très forte», indique Brigitte Bourguignon, ministre déléguée chargée de l’Autonomie, citée par Le Parisien. «Les résidents savent que cette troisième injection leur permettra d’être mieux protégés, comme c’est le cas pour la grippe, chaque année. On a bien vu le bénéfice de la vaccination. Aujourd’hui, il n’y a plus de décès dus au Covid dans les Ehpad!»
Le Synerpa, cité par Le Parisien, souligne que «l’exemple des clusters intervenus dans des Ehpad cet été, malgré des gens doublement vaccinés, a aussi encouragé à accepter cette fameuse troisième dose».

L’OMS s’y oppose

En parallèle, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé une nouvelle fois le 8 septembre à ce que les personnes vaccinées contre le Covid-19 ne reçoivent pas de dose de rappel afin que les fioles soient envoyées dans les pays pauvres qui n'ont pu immuniser qu'une infirme partie de leur population.
«Pour l'instant, nous ne souhaitons pas voir une utilisation généralisée des doses de rappel pour les personnes en bonne santé qui sont entièrement vaccinées», a déclaré en conférence de presse le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.
Par ailleurs, la Commission européenne a rappelé le 26 août que les pays de l’UE ayant décidé de lancer ces campagnes de rappel pourraient s’exposer à des risques juridiques accrus, car cela n’a pas encore été recommandé par l’Agence européenne des médicaments (AEM).

Diminution de l’efficacité

Enfin, d’après une étude menée par l’université d’Oxford et l’Office national des statistiques britanniques (ONS) portant sur plus de trois millions de personnes vaccinées au Royaume-Uni, au bout de trois mois, la protection des vaccins de Pfizer et d’AstraZeneca contre le virus chuterait. Elle passerait ainsi respectivement de 85% et 68% deux semaines après l’injection, à 75% et 61% après 90 jours. Une perte d’efficacité qui serait également plus prononcée chez les personnes de plus de 35 ans.
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