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Viktor Orban face au pape François : le choc des cultures

© AFP 2021 Handout / VATICAN MEDIA / AFPViktor Orban reçoit le pape le 12 septembre
Viktor Orban reçoit le pape le 12 septembre - Sputnik France, 1920, 13.09.2021
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Le pape François a rendu visite au Premier ministre hongrois. Tous deux affichent des opinions diamétralement opposées. Si le Vatican évoque un échange cordial, le journaliste franco-hongrois Ferenc Almássy souligne les attaques des médias pro-Orban.
«J'ai demandé au pape de ne pas laisser périr la Hongrie chrétienne», a déclaré Viktor Orban après sa rencontre avec François ce 12 septembre à Budapest. Clin d’œil historique, le Premier ministre hongrois a même offert au souverain pontife la copie d'une lettre datant de 1250 du roi hongrois Béla IV envoyée au pape Innocent IV, implorant l'aide de l'Occident contre les guerriers tatars menaçant la Hongrie chrétienne. Si l’échange d’une quarantaine de minutes a été cordial, affirme le Vatican, François a appelé inversement les Hongrois à goûter les charmes de la «diversité», à «s'ouvrir à la rencontre des autres» plutôt qu'à «s'enfermer dans une défense rigide de notre soi-disant identité». Rédacteur en chef du Visegrád Post, Ferenc Almássy, salue ce «dialogue», distinguant le pouvoir temporel, l’homme politique, du pouvoir spirituel, le chef spirituel des 1,3 milliard de catholiques.
Le journaliste franco-hongrois dresse même un parallèle entre les «deux personnalités assez fortes». Alors que le chef de l’Église adopte «des positions progressistes assumées qui font souvent l’objet de controverses», le chef du gouvernement hongrois n’est pas en reste quant aux polémiques à l’autre extrémité du champ politique. Durant l’été, celui-ci a essuyé un feu nourri de l’Union européenne après la promulgation de la loi interdisant la «promotion de l’homosexualité» auprès des mineurs. Si la rencontre s’est déroulée à huis clos, le communiqué du Vatican ne fait allusion à aucun sujet clivant, ni les migrants ni les LGBT n’y sont mentionnés. Ainsi Almássy témoigne d’un «très grand respect envers le pape» en Hongrie, «tous partis confondus», du gouvernement «qui s’assume d’essence chrétienne» jusqu’à l’opposition. Cela n’a pas empêché la presse pro-Orban de se répandre en vives critiques à l’encontre de François. Comme l’explique le rédacteur en chef du Visegrád Post:
«Il y a eu des attaques assez fortes... disant que ce n’est pas un pape européen et qu’il ne comprend pas l’Europe. Il ne comprend pas la nature des États européens qui ne sont pas comme les Etats d’Amérique, c’est-à-dire des États d’immigration. Mais ce sont des États-nation qui ont des équilibres fragiles, qui nécessitent la mise en place de politiques migratoires bien pensées et équilibrées.»
Signe de ces profondes divergences, le chef de l’Église n’est pas resté longtemps sur les terres du champion de l’illibéralisme. Seulement sept heures ce dimanche, avant de décoller pour la Slovaquie pour une véritable visite d'État jusqu'à mercredi.
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