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Blinken défend le retrait d'Afghanistan devant des parlementaires vindicatifs

© REUTERS / Alex Brandon/Pool Antony Blinken, secrétaire d'État de l'administration Biden
Antony Blinken, secrétaire d'État de l'administration Biden - Sputnik France, 1920, 14.09.2021
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Le secrétaire d'État Antony Blinken a défendu lundi le retrait des troupes américaines d'Afghanistan devant une commission parlementaire hostile dont un des membres lui a demandé de démissionner.
Au cours de ces échanges souvent vifs, le chef de la diplomatie américaine a défendu la décision de Joe Biden et a réfuté les accusations selon lesquelles le département d'État aurait pu faire davantage pour soutenir les Américains et les Afghans les plus menacés par la victoire militaire et politique des taliban*.
Selon Antony Blinken, si des fautes ont été commises, c'est vers la présidence Trump qu'il faut se tourner, cette dernière ayant selon lui mal préparé le retrait américain.
Il a d'ailleurs souligné à plusieurs reprises que l'accord de retrait avait été négocié avec les taliban* par Donald Trump et que son successeur avait décidé de ne pas le remettre en question en raison des menaces des insurgés de tuer davantage d'Américains.
«Rien ne prouve que rester plus longtemps aurait permis aux forces de sécurité afghanes ou au gouvernement de résister davantage ou de devenir autonomes», a-t-il lancé.
«Nous avons hérité d'une date butoir, nous n'avons pas hérité d'un plan», a-t-il lancé, faisant référence à la promesse du Président Trump de retirer toutes les troupes américaines avant le 1er mai dernier.
Antony Blinken, qui s'exprimait lundi devant la commission des Affaires étrangères de la Chambre des représentants, doit encore être entendu mardi par son équivalent au Sénat et les Républicains ont prévu de ne pas retenir leurs coups
«Le peuple américain n'aime pas perdre, tout particulièrement contre les terroristes. C'est pourtant exactement ce qu'il s'est passé», a cinglé lundi Michael McCaul, élu républicain du Texas à la Chambre des représentants.
Il a également demandé à Antony Blinken pourquoi la base aérienne de Bagram n'avait pas été maintenue et pourquoi la présidence Biden n'avait pas conclu d'accord de surveillance et de contre-terrorisme avec les pays de la région.
«C'est une question de sécurité nationale maintenant que la Chine s'implique. De ce que j'en sais, ils pourraient s'emparer de Bagram.»
*Organisation terroriste interdite en Russie
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