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Accusé d’avoir brandi un couteau en présence d’élèves, un maire de Gironde visé par de nouvelles plaintes

© AFP 2021 MARTIN BUREAUUne cour de récréation
Une cour de récréation - Sputnik France, 1920, 15.09.2021
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Soupçonné d’avoir brandi un couteau dans une cour de récréation à Laruscade en mai, avant que l’affaire ne soit classée sans suite, le maire est visé par deux nouvelles plaintes déposées de parents d’élèves.
Nouvel épisode dans l’affaire du maire de Laruscade (Gironde) accusé par certains parents d’élèves d’avoir brandi un couteau en mai dans une cour de récréation. Deux nouvelles plaintes ont été déposées à son encontre. Jean-Paul Labeyrie est soupçonné d’avoir été violent avec deux enfants, rapporte France Bleu.
Les activités périscolaires étant gérées par la mairie de cette commune qui compte environ 2.600 habitants, l’édile remplace les fonctions des encadrants. Le père d’une enfant de CM1 a déclaré auprès du média que l’édile avait demandé à leur fille «si ça faisait mal de marcher sur son pied» dans la cour de récréation. Puis «il l’a fait» et «a demandé confirmation» pour savoir «si elle avait ressenti une douleur».

Un moment de pédagogie?

Une deuxième plainte a été déposée par les parents d’un garçon attrapé par le cou par le maire. Des faits qu’il confirme. Justifiant son acte, il affirme que l’enfant a perturbé une séance de volley.
«Il n'arrêtait pas d'envoyer le ballon n'importe où, de faire n'importe quoi, alors j'ai décidé de le punir. Effectivement, je l'ai poussé en dernier lieu sous le préau par le cou. Imaginons que j'ai pu lui faire mal à l'oreille, mais je ne pense pas qu'il ait eu une altération auprès du médecin... Je l'ai mis au coin, pour qu'il soit isolé et j'ai demandé aux encadrantes qu'il ne revienne pas tout de suite», explique Jean-Paul Labeyrie à France Bleu.

«Des inventions»

Cependant, il rejette tout caractère volontaire de l’incident avec la fillette, dénonçant une «confusion»:
«Dans la bousculade, il est possible qu'on se marche sur les pieds. J'ai peut-être entendu un "aïe", alors peut-être que je lui ai demandé si je lui ai fait mal. Mais bon, je ne vais pas m'amuser à marcher sur les pieds. Moi, j'appelle ça des inventions».
Depuis, les deux enfants ne vont plus à la cantine à midi et ne participent plus aux activités périscolaires.

Incident avec un «décapsuleur»

En réaction à ceux qui l’accusent d’avoir menacé de dégonfler le ballon d’élèves avec un couteau en mai, l’élu a expliqué dans la foulée qu’il s’agissait en réalité d’un décapsuleur qu’il gardait dans sa poche. Un enfant a toutefois décrit l’objet comme étant un couteau avec une lame de 10 centimètres, brandi à moins d’un mètre du visage du petit. Les cinq enfants auditionnés séparément par la gendarmerie affirment avoir vu un couteau.
Les explications de Jean-Paul Labeyrie ont été fermement rejetées par les parents d’élèves interrogés par Sputnik, qui les ont qualifiées d’«absurdité totale». Selon le témoignage d’une grand-mère, son petit-fils se trouvait toujours en état de choc 10 jours après l’épisode et avait peur d’aller à l’école.
Après investigations, la plainte a été classée sans suite, précise France Bleu.
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