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«Les ombres du Bataclan»: Valls s’indigne et porte plainte contre Arte

© AP Photo / Emilio MorenattiManuel Valls
Manuel Valls - Sputnik France, 1920, 16.09.2021
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Manuel Valls a annoncé sur Twitter qu’il allait déposer plainte pour diffamation contre Arte. Début septembre, la chaîne a diffusé un documentaire sur les attentats du 13 novembre dans lequel l’ancien Premier ministre est mis en cause.
Début septembre, Arte a diffusé le documentaire «Les ombres du Bataclan» qui dénonce les dysfonctionnements des autorités lors des attentats du 13 novembre 2015 à Paris. Ce jeudi, Manuel Valls, Premier ministre à l’époque et pointé du doigt à l’image, a annoncé qu’il portait plainte contre la chaîne.
«Confronté à une mise en cause aussi violente qu’odieuse sur la chaîne Arte, j’ai décidé de déposer plainte du chef de diffamation publique envers une personne publique», fait-il savoir sur Twitter. «Dans le documentaire “Les ombres du Bataclan”, diffusé le 3 septembre, il est affirmé que j’aurais privilégié comme Premier ministre des intérêts électoraux au détriment de l’efficacité des interventions des forces de l’ordre», rappelle-t-il.
Des «affirmations d’une violence inouïe», s’insurge l’ancien élu, «cela revient à m’imputer un cynisme quasi diabolique puisque je n’hésiterais pas à sacrifier des vies humaines sur l’autel d’un tortueux calcul électoral». Jugeant ces informations inexactes et n’ayant pas eu la possibilité de «répondre précisément», il estime que ces propos relèvent bien de la diffamation.
Dans le documentaire, un homme présenté comme un «ancien officier du renseignement» affirme que M. Valls avait privilégié les policiers qui le soutenaient pour «mettre en avant, face à un attentat d’ampleur nationale, des héros qui seraient en mesure de lui retourner la pareille». Selon lui, il «visait clairement le poste de Président de la République. Il avait besoin de s'accaparer les bonnes grâces au sein des policiers. Ce qui n'était pas gagné».

Cazeneuve également concerné

Une semaine plus tôt, le 7 septembre, Bernard Cazeneuve avait déjà dénoncé sur Europe 1 certaines affirmations du documentaire. «Quand j'entends dans un reportage qu'il est dit que la BI [Brigade d'intervention] aurait été interdite d'intervenir par Manuel Valls, ancien Premier ministre qui était de surcroît ministre de l'Intérieur, au motif que le directeur de la BRI [Brigade de recherche et d'intervention] aurait pu le soutenir au moment des élections présidentielles... C'est abject de dire des choses comme ça».
Contrairement à ce qu’affirme le documentaire, M. Cazeneuve, ministre de l’Intérieur au moment des faits, jure n’avoir jamais eu connaissance qu’un danger particulier pesait sur le Bataclan. «Les laisser dire et diffuser ne peut pas produire d'autres effets qu'une forme de nausée», avait-il ajouté, sans pour autant menacer d’attaquer Arte en justice. À l’heure actuelle, la chaîne franco-allemande n’a pas publiquement réagi à cette affaire.

Soutiens

Manuel Valls a reçu le soutien de Gérald Darmanin qui sait son «engagement total […] durant cette période dramatique».
Également passé par Beauvau, Christophe Castaner abonde aussi en ce sens: «Je sais combien cette mise en cause est sans fondement, contraire à la vérité et à l’action du gouvernement alors en exercice».

Procès

M. Valls, qui était annoncé en tant que témoin au procès des attentats ouvert depuis le 8 septembre, n’y participera finalement pas, car il n’a pas été cité à comparaître «correctement», d’après LCI. Sa présence n’était d’ailleurs pas souhaitée par l’un des avocats de la défense, Me Kempf: «Nous ne voyons pas très bien ce que Manuel Valls pourrait apporter s'agissant la manifestation de la vérité dans ce dossier».
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