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Des F-35 au lieu des Rafale pour la Suisse: Paris dément avoir annulé la visite du Président helvète

© AP Photo / Ben MargotLockheed Martin F-35A Lighting II
Lockheed Martin F-35A Lighting II - Sputnik France, 1920, 19.09.2021
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Sur fond de différend entre Paris, Canberra et Washington, des médias suisses ont affirmé que la France a annulé la visite du Président suisse Guy Parmelin car elle n’apprécie pas que le pays ait préféré en juin les F-35 américains aux Rafale français. Cependant, l’Élysée a déjà démenti ces informations.
Planifiée depuis six mois, la visite du Président suisse Guy Parmelin en France aura lieu malgré ce qui avait été annoncé plus tôt dans la journée par certains médias suisses, a confirmé l’Élysée. Ces médias, dont SonntagsZeitunde, ont notamment affirmé que la visite avait été annulée par la partie française et qu’il s’agissait d’une réponse à la décision du gouvernement suisse, annoncée en juin, d’acheter des F-35A de Lockheed Martin au lieu des Rafale du français Dassault.
Ces médias ont affirmé que Paris était mécontent du fait que malgré cette décision en faveur des États-Unis, la Suisse continuait de négocier avec la France en vue d’acquérir ses chasseurs.

Le démenti

Cité par l’AFP, l'Élysée, de même que le cabinet de M.Parmelin, ont récusé toute annulation de la rencontre, évoquant des questions d'agenda. «Cela n'a jamais été annulé et encore moins pour les raisons évoquées», a assuré à l’agence une source au sein de la présidence française.
«Le Président a confirmé le principe de la rencontre début 2021, les Suisses ont rapidement proposé une date en novembre et nous avions répondu que nous regarderions» mais «nous leur avions dit cet été que novembre serait compliqué», a assuré l’Élysée, ajoutant que «la date n'a pas été calée pour le moment» et qu'Emmanuel Macron a par ailleurs vu le Président suisse Parmelin aux JO de Tokyo en juillet.
Le cabinet de M.Parmelin a aussi souligné que, le rendez-vous en novembre n'ayant pas été finalisé, le changement n'était pas considéré «comme une annulation».

Rupture du contrat avec l’Australie

L’«annulation» de la visite a été annoncée par la presse suisse quelques jours après que Canberra a rompu avec Paris le contrat de 56 milliards d'euros pour la fourniture à l’Australie de 12 sous-marins à propulsion diesel au profit d’un partenariat avec les États-Unis.
Suite à cette rupture, la France a rappelé pour consultation ses ambassadeurs en Australie et aux États-Unis tout en blâmant Canberra pour «mensonge» et «duplicité». Jean-Pierre Thebault, ambassadeur français en Australie, a déclaré que Canberra a préparé cette décision depuis 18 mois et cela alors que les deux pays négociaient au mois d’août le renforcement des liens de leurs défenses.

Un autre échec français

Fin juin, le Conseil fédéral helvète a annoncé que le F-35A américain avait remporté l’appel d’offres destiné à remplacer la flotte aérienne vieillissante du pays. Comme le rappelle l’AFP, le Conseil fédéral avait alors mis en avant le fait que le F-35A, dans la quantité souhaitée, était «près de deux milliards (de francs) meilleur marché que ses concurrents» sur les 15,5 milliards de francs (14,1 milliards d'euros) du coût d'exploitation total sur 30 ans. L'achat seul revient à cinq milliards de francs suisses (4,6 milliards d'euros).
sous-marins Scorpène - Sputnik France, 1920, 19.09.2021
Malgré la «crise grave» des sous-marins, Paris va continuer de suivre Washington, estime le général Gomart
L’annonce avait alors agacé la France. «Décidément, la Suisse fait le choix de tourner le dos à l'Europe», avait réagi auprès de l'AFP le secrétaire d'État français aux Affaires européennes Clément Beaune, faisant allusion au rejet par le gouvernement suisse d'un projet d'accord-cadre avec l'Union européenne après de longues années de négociations.
Pour sa part, le ministère français des Armées avait pris «acte de ces décisions souveraines qui traduisent un choix au profit de matériels non européens», dans un communiqué.
Comme l’a écrit le quotidien suisse le Temps, mardi 31 août, une coalition de partis de la gauche a lancé l’initiative «Stop F-35» dont le but est de déclencher une votation contre ce «projet d’acquisition surdimensionné et horriblement coûteux».
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