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Une rencontre entre Parly et son homologue britannique aurait été annulée sur fond de crise des sous-marins

© AP Photo / Ludovic MarinFlorence Parly
Florence Parly - Sputnik France, 1920, 19.09.2021
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Une rencontre prévue cette semaine entre la ministre française des Armées Florence Parly et son homologue britannique Ben Wallace a été annulée à la demande de Paris, a appris l'AFP dimanche 19 septembre auprès d'une source à la Défense française.
La «rencontre prévue cette semaine à Londres [...] n'aura pas lieu sur annulation française», a indiqué cette source.
La décision intervient en pleine crise entre les États-Unis, l'Australie et le Royaume-Uni, qui ont annoncé mercredi un partenariat stratégique pour contrer la Chine, l'AUKUS, incluant la fourniture de sous-marins américains à propulsion nucléaire à Canberra qui a sorti de fait les Français du jeu.
La France avait signé en 2016 un contrat pour 90 milliards de dollars australiens (56 milliards d'euros) pour la fourniture à l'Australie de 12 sous-marins à propulsion diesel, un accord souvent qualifié de «contrat du siècle» en raison de son ampleur et de sa portée stratégique.
À Londres, une source au ministère de la Défense a assuré ne pouvoir ni infirmer, ni confirmer cette annulation. «Le Royaume-Uni demeure en conversation avec son homologue français sur ces rencontres. Nous continuons d'avoir une relation de défense étroite et fructueuse avec la France qui demeure un allié de confiance», a-t-elle précisé.
Le dossier des sous-marins a provoqué un séisme diplomatique sans précédent entre la France et ses trois autres alliés. Le chef de la diplomatie française, Jean-Yves Le Drian, avait évoqué samedi une «crise grave», dénonçant un «mensonge [...], une duplicité [...], une rupture majeure de confiance» et un «mépris» de la part de ces trois pays à l'égard de Paris.
Il avait aussi directement égratigné la Grande-Bretagne, jugeant inutile de rappeler son ambassadeur à Londres comme il l'avait fait avec ceux en poste à Washington et Canberra. «On connaît leur opportunisme permanent», avait-il ironisé, quelques mois après le Brexit. «La Grande-Bretagne dans cette affaire, c'est quand même un peu la cinquième roue du carrosse».
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