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Cette boulette de Gabriel Attal sur la hausse de la rémunération des enseignants

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Collège / image d'illustration - Sputnik France, 1920, 20.09.2021
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Le porte-parole du gouvernement n'a pas tardé à annoncer une augmentation du salaire minimal des enseignants d'ici à la fin du quinquennat, alors que cette hausse est attendue seulement en 2024. Le bien-être financier des professeurs est largement discuté à l’approche des élections présidentielles.
Gabriel Attal s’est exprimé le 19 septembre sur le pouvoir d’achat des enseignants français.
«Sur l’école, avec le Grenelle de l’éducation, on augmente la rémunération des professeurs. À la fin du quinquennat, il n'y aura pas un professeur qui gagnera moins de 2.000 euros net par mois. C’est l’action qui a été menée par le gouvernement […]. Le constat qu’il faut mieux rémunérer les enseignants, on partage», a-t-il avancé sur BFM TV le 19 septembre.
​Sauf que le porte-parole s’est trompé d’environ deux ans sur le calendrier de cette hausse. Le lendemain, Gabriel Attal a rectifié sur Twitter:
«Mea culpa. Hier, interrogé sur les salaires des enseignants sur BFM TV, j’ai voulu rappeler les revalorisations inédites pour les débuts de carrière permises par Jean-Michel Blanquer. C’est en fait en 2024 qu’aucun enseignant ne gagnera moins de 2.000 euros. Je tenais à rectifier mon erreur».
Pour justifier ses propos, Gabriel Attal a partagé une interview du ministre de l’Éducation nationale sur le sujet. «Nous avons amorcé un processus qui permet de changer cela», réagissait Jean-Michel Blanquer fin août dans un entretien à Brut. Ainsi, si en 2020, un enseignant débutant touchait 1.700 euros nets par mois, vers février 2022, son salaire sera augmenté jusqu’à 1.869 euros nets, et en 2024 la somme atteindra 2.000 euros, a-t-il précisé.

​Doubler ou non le salaire des enseignants

Les conditions financières des enseignants sont l’un des thèmes abordés par la plupart des candidats déclarés à la présidentielle.
Ainsi, Anne Hidalgo, maire socialiste de Paris, dans son livre Une femme française (sorti le 15 septembre), a jugé possible de «multiplier par deux au moins» la rémunération des enseignants en France en un quinquennat, ou d’aligner «a minima le salaire des nouveaux professeurs sur le salaire médian des titulaires d'un bac +5».
Par contre, la candidate à la primaire des Républicains et présidente de la région Île-de-France Valérie Pécresse a qualifié cette initiative d’irréalisable. «Doubler le salaire des enseignants me paraît excessif et financièrement tout à fait inatteignable. En revanche je pense qu’il y a un donnant-donnant à faire avec eux: un peu plus d’heures contre un peu plus de salaire», a-t-elle avancé le 17 septembre sur Public Sénat.
​Un autre candidat à la primaire des Républicains, Michel Barnier, mise également sur la hausse de la rémunération des profs en France, dans une tribune parue le 13 septembre dans Le Monde.
Selon le rapport annuel de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), sorti le 16 septembre, les salaires des enseignants français restent inférieurs à la moyenne des pays de l'OCDE. Par exemple, un professeur de collège en Allemagne gagne 72.588 dollars brut (environ 62.000 euros) par an en début de carrière, contre 34.833 dollars (près de 30.000 euros) pour son collègue français, soit un peu plus du double.
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