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«Contrat du siècle»: malgré le mécontentement de la France, Washington persiste et signe

CC BY 2.0 / Mark Skrobola / White House South LawnPelouse sud de la Maison-Blanche (archive photo)
Pelouse sud de la Maison-Blanche (archive photo) - Sputnik France, 1920, 20.09.2021
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Interrogée pour savoir si les États-Unis envisageaient de renoncer à l'accord avec l’Australie et le Royaume-Uni sur les sous-marins à la lumière de la position française, la porte-parole de la Maison-Blanche a répondu négativement lors d’un point de presse ce lundi 20 septembre.
Les autorités américaines n'abandonneront pas l'accord sur les sous-marins nucléaires avec l'Australie et le Royaume-Uni, malgré le mécontentement de la France, a fait savoir ce lundi Jen Psaki lors d’un point de presse.
Elle a en outre confirmé que Joe Biden espérait avoir un entretien téléphonique avec son homologue français, Emmanuel Macron. Selon la porte-parole de la Maison-Blanche, la conversation devrait avoir lieu dans les jours à venir.
«Le Président [des États-Unis, ndlr] réaffirmera notre engagement à travailler avec l'un de nos alliés les plus proches sur toute gamme de problèmes auxquels la communauté internationale est confrontée, et discutera bien sûr des événements récents et de notre collaboration actuelle sur un certain nombre de questions», a-t-elle ajouté.
Jen Psaki a par ailleurs répondu qu'elle n’était pas au courant des plans de Washington pour compenser les pertes financières de la France après la conclusion de l’accord avec l'Australie sur les sous-marins.

La rupture du contrat entre l’Australie et la France

Pour rappel, ce 16 septembre, les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Australie ont annoncé la conclusion d'une alliance qui a amené Canberra à résilier un contrat de près de 56 milliards d’euros avec la France, révélé en 2016 et portant sur la fourniture de sous-marins conventionnels construits par Naval Group. L'Australie se dotera à la place de sous-marins nucléaires américains.
La nouvelle entente AUKUS pour la région Asie-Pacifique et le récent contrat d’achat de submersibles atomiques par l'Australie pourraient déclencher une «course aux armements nucléaires» dans la région, a fait savoir ce 20 septembre la Corée du Nord.
Londres a pour sa part souligné l’«immense importance» de la relation entre le Royaume-Uni et la France, et l'amour «indéracinable» qu’il éprouve envers Paris.
Pour autant, la rencontre prévue cette semaine entre la ministre française des Armées Florence Parly et son homologue britannique Ben Wallace a été annulée à la demande de Paris, selon une source à la Défense française.
Le Président Macron a rappelé les ambassadeurs de France en poste à Canberra et à Washington pour consultations, un geste sans précédent.

Le partenariat AUKUS

Ce 15 septembre, le Président des États-Unis Joe Biden, le Premier ministre britannique Boris Johnson et son homologue australien Scott Morrison ont annoncé un vaste pacte de sécurité dans la zone indopacifique, baptisé AUKUS (pour «Australia, United Kingdom, United States»), qui prévoit notamment la livraison de sous-marins à propulsion nucléaire à l’Australie.
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