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"On ne peut pas passer sa vie à demander pardon": Macron dans le viseur d’Arnaud Montebourg

© AFP 2021 JEFF PACHOUDArnaud Montebourg (photo d'archives)
Arnaud Montebourg (photo d'archives) - Sputnik France, 1920, 21.09.2021
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De la "reconnaissance nécessaire" aux accusations d’opportunisme avant la présidentielle … Le pardon demandé par Emmanuel Macron aux harkis a déclenché de vives réactions. Pour Arnaud Montebourg, "il est nécessaire d’ouvrir grand les yeux sur notre histoire", mais "on ne peut pas passer sa vie à demander pardon".
Présidant à l'Élysée une réception consacrée à la mémoire des harkis ayant combattu aux côtés de l'armée française durant la guerre d'Algérie, Emmanuel Macron a déclaré que la France "a manqué à ses devoirs envers eux, leurs femmes, leurs enfants" et leur a "demandé pardon" au nom de la France. Une démarche qui n’est pas au goût du candidat à la présidentielle Arnaud Montebourg.
Invité sur Europe 1 ce 21 septembre, l'ancien ministre a estimé qu’"on ne peut pas passer sa vie à demander pardon".
"Il est nécessaire d’ouvrir grand les yeux sur notre histoire, y compris nos erreurs, nos fautes, nos manquements. […] De là à demander pardon... on pourrait demander pardon tous les jours", a-t-il déclaré.
En faisant allusion à son grand-père, un ancien sous-officier de l’armée française, qui s’est engagé par la suite aux côtés des membres du FLN algérien avant de venir en France en 1962 pour s’y installer, Arnaud Montebourg a argumenté:
"Est-ce que le travail d’une nation pour se reconstruire et préserver son unité, ce n’est pas regarder très froidement notre histoire, ne pas en avoir peur, affronter les archives à ouvrir?"
Des arrière-pensées électorales?
Jusqu'à présent, aucun chef d'État français n'avait prononcé d'excuses au nom de la France pour les harkis. Emmanuel Macron, qui a "demandé pardon" aux harkis et annoncé un projet de loi de "reconnaissance et de réparation", s'était lui-même toujours gardé de le faire jusqu'à ce jour.
Pendant sa campagne, le candidat Macron avait créé la polémique en jugeant à la télévision algérienne que la colonisation avait été un "crime contre l’humanité". Devenu Président, il avait demandé en juillet 2020 à l’historien Benjamin Stora d’engager "une mission de réflexion" sur la colonisation et la guerre d’Algérie.
Annonçant engager, sur la base de ce travail, "plusieurs initiatives concrètes afin d’avancer sur un chemin de reconnaissance de toutes les mémoires et d’apaisement", le Président de la République n’avait cependant promis "ni repentance ni excuses".
Pour l’opposition, ce "pardon" historique à sept mois de l’élection présidentielle est une preuve d’opportunisme.
"La générosité électorale d’Emmanuel Macron ne réparera pas des décennies de mépris ainsi que l’outrage commis par le Président à la mémoire de ces combattants de la France accusés, en 2017, avec d’autres, de crime contre l’humanité", a taclé Marine Le Pen sur son compte Twitter.
"Macron se rend compte de l’existence des harkis à quelques mois de la présidentielle de 2022. C’est dégueulasse", s’est indigné auprès du Parisien le maire de Béziers Robert Ménard.
Hubert Falco, maire de Toulon et ancien secrétaire à la Défense et aux Anciens combattants, a souligné de son côté, le 20 septembre sur Franceinfo, que "ce rendez-vous avec la vérité est essentiel" et qu’une "reconnaissance et [une] réparation étaient vraiment nécessaires".
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