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France

Un membre du Conseil scientifique accuse d’avance les non-vaccinés de provoquer la prochaine vague

© SputnikManifestation contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants, 21 juillet 2021, Paris
Manifestation contre le pass sanitaire et la vaccination obligatoire des soignants, 21 juillet 2021, Paris - Sputnik France, 1920, 22.09.2021
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Bien que "tous les indicateurs [épidémiques] s’améliorent de façon indéniable" dans l’Hexagone, Arnaud Fontanet, membre du Conseil scientifique, avertit que les Français doivent être prêts à un "redémarrage de l’épidémie", sachant qu’actuellement on observe "la même accalmie" qu’en septembre 2020.
Rappelant que la France n’est toujours pas "tirée d’affaire", le professeur à l’Institut Pasteur et membre du Conseil scientifique Arnaud Fontanet n’a pas de doute concernant l’arrivée d’"une poussée épidémique", laquelle mettra sous "tension hôpital", malgré le fait que la situation sanitaire soit actuellement en nette amélioration.
Le Conseil de défense se réunissant ce mercredi est attendu pour trancher sur un éventuel aménagement du pass sanitaire, dont l’application pourra être territorialisée. Selon l’épidémiologiste, les zones où l’on supprime son utilisation "doivent avoir à l’esprit qu’il peut être réinstauré aussi vite qu’il a été levé".
"À la moindre alerte, il faudra serrer la vis et le plus tôt possible. Nous ne sommes pas tirés d’affaire", a-t-il souligné le 21 septembre dans les colonnes du Parisien.
Même si "les contaminations et les hospitalisations baissent presque partout en Europe", le professeur voit des indices préoccupants.

"On avait observé la même accalmie fin septembre 2020, avant un coup de froid qui avait déclenché la deuxième vague en France et dans les pays voisins. On s’attend donc à un redémarrage de l’épidémie à l’automne. D’abord, parce que les conditions climatiques s’y prêteront mais aussi parce qu’il reste un réservoir de non-vaccinés assez nombreux pour occasionner une poussée épidémique et mettre en tension l’hôpital. La question, c’est quand?"

Quid des nouvelles contraintes?
Face à ce scénario, doit-on craindre de nouvelles contraintes à venir? Le Pr Fontanet explique que "désormais, la vaccination fait office de bouclier" et "permet d’éviter des décisions plus drastiques comme les couvre-feux".
"Il faudra plutôt ajuster les mesures actuelles. […] Concrètement, cela veut dire recourir au pass sanitaire, au port du masque en milieu clos, accepter moins de sollicitations, maintenir le tester-alerter-protéger, un peu de télétravail quand c’est possible et plus de dépistage en milieu scolaire."
Jugeant qu’il est toujours important de "continuer à aller vers" ceux hésitant devant la vaccination, l’épidémiologiste est plutôt convaincu que le coronavirus fera désormais partie de notre quotidien.
Répondant à la question de savoir si le plus gros de l’épidémie est passé, Arnaud Fontanet dit "l’espérer":
"Tout dépend si un nouveau variant, plus virulent, vient jouer les trouble-fêtes. C’est un élément que l’on ne peut pas maîtriser."
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