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Les images satellites des feux de forêt en Afrique - Sputnik France, 1920, 22.09.2021
Afrique

"Nous avons de profonds liens": le Mali n’entend pas rompre ses relations avec la France

© AFP 2021 ERIC FEFERBERGdrapeaux français et malien
drapeaux français et malien - Sputnik France, 1920, 08.10.2021
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Le Mali n’envisage pas de rompre ses relations avec la France, assure le Premier ministre malien à Sputnik, tout en pointant l’implication de Paris dans l’entraînement des groupes armés sévissant dans le pays.
Alors que les relations avec Paris sont extrêmement tendues, Choguel Kokalla Maïga, chef du gouvernement malien après le dernier coup d’État survenu en mai, assure que les deux pays sont liés par de "profonds liens".

"Je pense que personne ne prendra la responsabilité de rompre les relations avec la France. Ce n'est pas notre objectif, ce n'est pas l'objectif de notre gouvernement", a déclaré le chef du gouvernement malien en russe dans un entretien à Sputnik lors de son déplacement à Genève le 8 octobre.

"Nous avons de profonds liens, à travers l'histoire, à travers les gens. Le plus gros contingent [militaire, ndlr] de France après l'Algérie est au Mali. Nous avons beaucoup de liens grâce aux relations humaines. Des liens historiques, culturels, économiques", a-t-il expliqué.
Le Premier ministre malien et le Président français se sont échangés plusieurs piques ces dernières semaines. Fin septembre, à la tribune de l’Assemblée générale de l’Onu, Choguel Kokalla Maïga a qualifié d’"abandon en plein vol" le désengagement militaire français au Sahel. Le chef de l’État français a jugé ces accusations de "honte". Le 5 octobre, Emmanuel Macron a appelé le gouvernement transitoire malien à ce que "l’État revienne" au pays. Le même jour, Bamako a qualifié ces propos de "regrettables" et a convoqué l’ambassadeur de France.

"Groupes armés entraînés par des officiers français"

Néanmoins, Choguel Kokalla Maïga a imputé à la France l’entraînement de groupes armés dans certaines régions.

"Le Mali n'a pas accès à Kidal, c'est une enclave contrôlée par la France. Là, il y a des groupes armés entraînés par des officiers français. Et nous en avons la preuve. Nous avons une expression selon laquelle si vous cherchez une aiguille dans votre chambre, et qu’une personne impliquée dans la recherche de cette aiguille tient son pied dessus, alors vous ne la trouverez jamais. C'est la situation actuelle au Mali, que nous ne comprenons pas et ne voulons pas supporter", a-t-il avancé.

La France, active au Sahel contre les groupes djihadistes depuis 2013, a annoncé en juin 2021 la fin de son opération Barkhane. Paris a fait part de sa volonté de réorganiser son dispositif militaire avec une réduction de ses effectifs d’ici à 2023 à 3.000 hommes environ, contre plus de 5.000 aujourd’hui. Un mois avant cette annonce, en mai 2021, un coup d’État est survenu dans le pays.
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