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Un laboratoire - Sputnik France, 1920, 22.09.2021
Sciences et tech

Ne pas boire du tout d’alcool pourrait être plus risqué pour les seniors qu’une consommation modérée

© Photo Pexels/Maria OrlovaVin, image d'illustration
Vin, image d'illustration - Sputnik France, 1920, 12.11.2021
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Consommer de l’alcool avec modération pourrait réduire les risques de maladies cardio-vasculaires chez les personnes âgées, selon des chercheurs qui ont analysé ce sujet en Australie et aux États-Unis. La notion de "modération" étant variable selon un pays, les Français restent parmi les plus gros buveurs d’alcool au monde.
À l’issue d’une étude pluriannuelle réalisée en Australie et aux États-Unis, des scientifiques de l’université Monash, le plus grand établissement d’enseignement supérieur australien, constatent qu’une consommation modérée de boissons alcoolisées par la population âgée pourrait avoir un effet positif.
Dans l’article, publié fin octobre dans la revue médicale European Journal of Preventive Cardiology (EJPC), les auteurs détaillent les résultats de leurs observations d’environ 18.000 Australiens et Américains âgés de plus de 70 ans pendant une période de presque cinq ans.
Il est à noter que tous les participants à l’étude étaient en bonne santé et n’avaient pas de pathologies cardio-vasculaires, mentales ou physiques.
Selon les auteurs du rapport, des personnes âgées, qui s’abstiennent complètement d’alcool, sont soumises à des risques de maladies cardio-vasculaires plus élevés que leurs pairs, qui consomment en moyenne de 3,5 à 10 "boissons standards" par semaine. Un tel breuvage "standard" diffère chez les deux nations étudiées, une boisson étant égale à 10 grammes d’alcool en Australie et à 14 grammes aux États-Unis.
La consommation de 51-100 grammes d’alcool par semaine est mise en avant par les chercheurs comme la plus "saine", puisqu’elle s’associe, d’après l’étude, à des risques réduits de mortalité générale.
L’auteur en chef du travail, le docteur Johannes Neumann de l’université Monash, signale cependant la nécessité d’interpréter ses résultats avec précaution en se référant à d’autres recherches, qui constatent des risques de développer certaines maladies chroniques liés à une consommation excessive de boissons alcoolisées.

Consommation excessive en France

Une récente étude de Santé publique France montre que 23,7% des Français ont "dépassé les repères de consommation" d’alcool en 2020, ce chiffre n’ayant presque pas évolué depuis 2017 (23,6%).
Dans l’Hexagone, ces repères de consommation excessive d’alcool représentent plus de deux verres standards par jour, pas tous les jours, et pas plus de 10 verres par semaine. En dessous de ces indicateurs, la consommation d’alcool est considérée "à moindre risque".
Les chercheurs français ont également décrit un profil type de leur concitoyen qui dépasse les limites de consommation d’alcool considérées socialement comme acceptables.
Il s’est avéré que les hommes sont proportionnellement deux fois plus nombreux que les femmes à avoir une consommation à risque, respectivement de 33,2% et 14,7%, la différence selon l’âge étant moins marquée. Chez les hommes, le chômage est un indicateur supplémentaire d’une consommation plus élevée.
Presque la moitié des Français qui dépassent les repères n’avaient pas été dans l’enseignement supérieur.
Les buveurs sont en même temps surreprésentés chez les personnes aux revenus plus élevés, notamment chez les femmes avec un diplôme d’enseignement supérieur et un emploi.
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