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Europe

Après les troubles à Genève contre la venue d’Éric Zemmour, une manifestation en préparation à Paris

© SputnikAffiches de Zemmour dégradées
Affiches de Zemmour dégradées - Sputnik France, 1920, 25.11.2021
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Entre manifestations et annulations de dernière minute, les "conférences littéraires" d’Éric Zemmour apportent souvent leurs lots d’incidents. Sa venue à Genève a été particulièrement troublée, et une manifestation se prépare déjà à Paris où se déroulera son premier véritable meeting politique.
"Tout le monde déteste Éric Zemmour", ont scandé mercredi des centaines de manifestants dans les rues de Genève, où l’essayiste a tenu une conférence-débat devant environ 300 personnes. Une venue plombée par de multiples troubles, notamment des alertes au colis piégé dans l’hôtel Hilton où se déroulait l’événement.
En outre, un collectif d’antifascistes a menacé de s’en prendre à l’établissement, lui lançant un ultimatum. "Nous attendons de la direction qu'elle publie un démenti et l'assurance que l'événement n'aura pas lieu dans son établissement d'ici à mardi soir, faute de quoi nous considérerons que la chaîne Hilton se place du côté de la banalisation des idées fascistes", ont-ils averti dans un communiqué publié sur le site Renversé, accompagné d’un montage photo du Hilton en proie aux flammes.
Sa venue provoque des remous dans la cité helvète depuis plusieurs jours, marquée par des tags anti-Zemmour. La mairie a publiquement fait part de son opposition à sa présence, refusant de mettre la moindre salle communale à sa disposition afin de ne pas se rendre "complice de la propagation de ses messages haineux".
La visite de M.Zemmour a toutefois été maintenue. Il y a rencontré l’avocat suisse Marc Bonnant ainsi que des élus de la droite suisse. L’un d’eux, Yves Nidegger, a confié à l’AFP que le candidat putatif à la présidentielle était également venu "chercher des soutiens financiers" pour sa campagne à venir.

Londres, Bordeaux, Nantes

Éric Zemmour s’était déjà vu refuser l’accès à la Royal Institution à Londres, laquelle avait déprogrammé sa conférence du 19 novembre 48 heures avant. Son entourage avait alors dénoncé une décision "scandaleuse en termes de méthode" et "incompréhensible sur le plan du droit commercial". Il a finalement parlé devant 400 personnes dans une salle de conférence plus modeste d’un hôtel de la capitale britannique.
Un autre rendez-vous à Vannes, dans le Morbihan, avait été annulé à cause des difficultés de l’équipe de Zemmour à "trouver une salle adaptée".
"Ça devient de plus en plus compliqué de réserver des lieux. On se trouve face à des annulations quand le nom d’Éric Zemmour est indiqué", avait-elle admis dans Le Télégramme.
Fin octobre, des manifestations anti-Zemmour avaient également été organisées à Nantes, où les forces de l’ordre avaient dû faire usage de gaz lacrymogènes. Des messages appelant à la mort du polémiste y avaient été criés. Le 12 novembre, à Bordeaux, environ150 personnes avaient scandé des slogans antifascistes à quelques centaines de mètres du Palais des Congrès, où Zemmour promouvait son livre "La France n’a pas du son dernier mot".

Manifestation à Paris

Finies désormais les rencontres littéraires, puisque le candidat potentiel a mis un terme à sa tournée "la Croisée des chemins" avant d’entamer son premier meeting politique. Celui-ci devrait se tenir le 5 décembre au Zénith de Paris, comme l’a confirmé son consultant Olivier Ubéda. Hasard du calendrier, son opposant Jean-Luc Mélenchon, avec qui il avait débattu sur BFM TV fin septembre, tiendra un meeting dans la capitale le même jour.
D’après LCI, 5.700 personnes assises sont attendues pour écouter le polémiste, et le pass sanitaire n’y sera pas demandé en raison du caractère politique de l’événement. "Nous ne pouvons pas conditionner l’accès à un meeting politique de manière obligatoire", a confirmé mercredi Gabriel Attal en référence à une décision du Conseil constitutionnel du 31 mai.
En réaction, le syndicat CGT Paris et le mouvement antifasciste Jeune Garde Paris ont d’ores et déjà annoncé une manifestation le même jour pour "faire taire Zemmour". "Nous ne pouvons pas laisser un fasciste s’exprimer dans notre ville sans construire une riposte politique et sociale", plaident-ils dans un communiqué.
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