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Média israélien: "Les soldats marocains se disent prêts au combat contre l’Algérie"

© AFP 2021 FAROUK BATICHEDrapeaux de l'Algérie et du Maroc
Drapeaux de l'Algérie et du Maroc - Sputnik France, 1920, 26.11.2021
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Les parachutistes marocains se disent prêts à combattre contre l’Algérie. C’est ce qu’a rapporté un journaliste d’une chaîne d’information israélienne lors de la visite du ministre de la Défense Benny Gantz au Maroc. Le reporter a cependant constaté un "excès de confiance" similaire à celui des soldats israéliens avant la guerre du Kippour.
La visite du ministre israélien de la Défense au Maroc, les 24 et 25 novembre, a été perçue comme un acte d’hostilité par Alger. Durant ces deux jours, les deux parties ont signé un accord de coopération sécuritaire stratégique. Cette intensification de la coopération militaire est perçue comme une réelle menace par les responsables algériens. Matthias Inbar, l’envoyé spécial de la chaîne d’information en continu israélienne I24News, a rapporté les propos "en off" d’un parachutiste marocain qui semble démontrer l’état d’esprit au sein des troupes.

Phrase assassine

Les Forces armées royales (FAR) sont donc prêtes à engager le combat contre les militaires algériens. Le traitement va-t-en-guerre de ce sujet par le journaliste israélien Matthias Inbar a provoqué quelques réactions sur les réseaux sociaux.
Sauf qu’en faisant allusion à "l’excès de confiance" des soldats d’élite marocains "comme cela a été vécu en Israël à la veille de la guerre du Kippour en 1973", le reporter d’I24News insinue que les FAR ne sont pas prêts à une confrontation armée contre les troupes de l’Armée nationale populaire (ANP). Contacté par Sputnik, Akram Kharief, journaliste spécialiste en question de défense et directeur du site Menadefense, relève que cette allusion à la guerre israélo-arabe de 1973 atteste que les militaires marocains ne sont pas prêts à une éventuelle confrontation.

"La remarque du journaliste israélien sur la guerre du Kippour dénote un état de fébrilité dans l’attitude de l’armée marocaine. Cet excès de confiance constaté par les Israéliens est totalement le contraire de l’attitude de l’armée algérienne qui se montre réservée et prudente. Les militaires algériens donnent l’impression de se préparer sérieusement, sans fanfaronnade", note Akram Kharief.

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"Ni la Géorgie ni l’Éthiopie"

Qui sont ces paras-commandos qui se disent prêts à la guerre contre l’Algérie? Selon le directeur de Menadefense, il s'agit des membres de la 1ére Brigade d’infanterie parachutiste basée à Rabat et de la 2e Brigades d’infanterie parachutiste de Marrakech.

"Les BIP sont des structures qui ont très peu de faits d’armes mais qui participent beaucoup aux exercices internationaux, notamment à l’African Lion qui se déroule régulièrement au Maroc. Les 2e BIP avaient participé à des manœuvres aux côtés du Régiment de fusiliers royaux britanniques de Gilbraltar. En fait ce sont de petites structures chargées de protéger certaines infrastructures, dont les palais royaux de Rabat et de Marrakech", précise-t-il.

Si l’on devait comparer les troupes d’élite des deux pays, l’avantage en nombre d’unités et surtout en expérience pèserait certainement en faveur de l’Algérie. L’armée de terre à elle seule possède six Régiments de paras-commandos (RPC) et deux Régiments de manœuvres opérationnels (RMO). Ces structures cumulent une trentaine d’années d’expérience de lutte antiterroriste dans des terrains aussi différents que le désert, les forêts et en milieu urbains.
Mais le désavantage du Maroc face à l’Algérie n’est pas uniquement opérationnel, il est surtout économique. Ce pays, qui supporte un endettement de 35 milliards d’euros, et dont l’économie nécessite une stabilité sécuritaire du fait du tourisme et des investissements étrangers, ne pourra supporter un tel effort de guerre. D’autant plus qu’il sera confronté à deux fronts: les troupes algériennes et celle du Polisario. Quel serait alors l’apport d’Israël en cas de confrontation armée? Aucun d'après Akram Kharief. "Israël ne protégera pas le Maroc comme elle n'a pas protégé la Géorgie pourtant stratégique pour elle contre l'Iran ni aujourd'hui l'Éthiopie".
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