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Élèves et professeurs choqués par l’agression d’une enseignante au lycée Montaigne à Paris

salle de classe - Sputnik France, 1920, 30.11.2021
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Les professeurs se retrouvent régulièrement dans des situations extrêmement violentes, dénonce le syndicat éducatif SNALC après l’agression d’une enseignante dans un prestigieux lycée parisien. Selon les témoignages, l’élève de 15 ans a asséné plusieurs coups à sa professeure pour une histoire de calculatrice.
Au lendemain de la violente agression d’une professeure du lycée Michel Montaigne à Paris (VIe arrondissement), le monde éducatif reste sous le choc bien que cette agression est loin d’être première dans ce milieu.
Les faits ont été condamnés par le recteur de la région académique Île-de-France Christophe Kerrero. L’Académie de Paris a réitéré "son total soutien au professeur[e] et à l’ensemble de l’équipe éducative".
De son côté, le président du syndicat national des lycées et collèges (SNALC) Jean-Rémy Girard estime que l'enseignante "doit recevoir la protection fonctionnelle et être accompagnée dans son dépôt de plainte: cela doit devenir systématique".

"On est toujours estomaqués d'apprendre qu'on peut enseigner devant des élèves et se retrouver à se prendre des coups de poing dans la figure. Il suffit d'un élève qui pète un câble et la personne en face peut se retrouver dans une situation extrêmement violente", condamne-t-il le 29 novembre sur BFM TV.

"Extrêmement choquée"

Suite à l’agression, une cellule de crise a été ouverte au sein de l’établissement.
"Elle [l’enseignante] est extrêmement choquée", insiste Véronique Bonneau Lambert, présidente de la FCPE du lycée Montaigne, précisant sur BFM TV ce 30 novembre qu’elle "va bien". Présentant une plaie ouverte au front sur cinq centimètres ainsi que plusieurs hématomes au niveau de la pommette et sur le reste du visage, la victime a été transportée à l'hôpital le 29 novembre.

"Les enfants sont bouleversés, choqués, malheureux, parce que c’est une prof qu’ils estiment. Ils sont démunis face à la violence ", ajoute-t-elle.

Pour une calculette tombée

Les faits se sont produits le 29 novembre. Selon le témoignage d’une élève, qui est dans la classe de l’agresseur, vers la fin du cours de mathématiques la professeure a fait tomber la calculatrice de l’intéressé qui a énervé.
L'individu, qui s’adonne au combat MMA (Arts martiaux mixtes), s’est alors levé et a fait un front contre front avec l’enseignante, puis lui a asséné des coups de poing au visage et dans le dos.

"Il l’a tapée de toutes ses forces, elle est tombée par terre en sang […]. Il l’a insultée, il était très violent", raconte la camarade de classe sur BFM TV ce 30 novembre.

Âgé de 15 ans, le garçon est en garde à vue. Le Conseil de discipline sera convoqué prochainement. Auditionné, le père a qualifié son fils d’"enfant turbulent" vivant dans un "contexte familial compliqué", rapporte Le Figaro.

Violences scolaires

Avant cette agression, le syndicat SNAL avait alerté que les violences envers des professeurs dans les établissements scolaires étaient loin d’être des cas isolés. D’après les chiffres du ministère de l’Éducation nationale publiés en février 2021, sur les six premiers mois de l’année scolaire 2019-2020, 69% des violences physiques et verbales ont été enregistrés dans les collèges, 17% dans les lycées généraux et technologiques (LEGT), et 13% des "incidents graves" se sont passés dans les lycées professionnels.
Début octobre, les autorités ont promis de lourdes sanctions à l’encontre d’un élève et de ses camarades de classe à l’origine de l’agression de leur enseignante au lycée professionnel de Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) le 8 octobre. L’intéressé voulait quitter la classe en plein cours, mais son enseignante s’y est opposée. Il l’a alors poussée contre un mur et la professeure s’est effondrée au sol.
La scène, filmée par deux autres lycéens, avait été diffusée sur les réseaux sociaux et visionnée des centaines de milliers de fois.
Le 13 octobre, l’agresseur, majeur, a été exclu de l’établissement et condamné à une peine de cinq mois de prison avec sursis et 140 heures de travail d’intérêt général. Les deux lycéens à l’origine des vidéos ont été également exclus. Le tribunal doit se prononcer à leur encontre le 7 décembre.
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