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Les salariés de l'usine de Rodez actent la sortie du diesel

© Sputnik . Alexey Vitvitsky / Aller dans la banque de photosBosch IoT Shuttle au salon international de l'automobile de Francfort
Bosch IoT Shuttle au salon international de l'automobile de Francfort - Sputnik France, 1920, 03.12.2021
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Les salariés de l'usine Bosch de Rodez, dans l'Aveyron, emblématique des défis auxquels sont confrontés les sites industriels spécialisés dans le diesel, ont voté à une très large majorité en faveur de la restructuration drastique proposée par l'équipementier allemand, a dit vendredi à Reuters Christophe Arjona, coordinateur CFDT pour Bosch France.
La CFDT, en intersyndicale, a organisé jeudi un référendum demandant aux 1.250 salariés encore présents sur le site de dire s'ils étaient pour ou contre la signature par les syndicats d'un accord de transformation radicale de l'usine d'ici 2028.
Le scrutin a recueilli 86,69% de voix pour et 12,04% de contre, a indiqué le représentant CFDT.
Bosch France n'était pas disponible dans l'immédiat pour faire un commentaire.
La direction prévoit de supprimer 750 emplois via des départs volontaires et des pré-retraites et de n'en conserver que 500 à l'horizon 2025. Les efforts de compétitivité consentis par les salariés ont été éclipsés ces dernières années par la baisse de la demande en injecteurs diesel et en bougies de préchauffage, spécialité du site.
Dans son format réduit, l'usine Bosch devrait se tourner vers le développement et la production de piles à combustible à hydrogène pour le transport réfrigéré, une solution nommée "FresH2".
Avec le vote de vendredi, et la remise aux syndicats la semaine prochaine de l'accord pour signature, une page se tourne pour une usine établie dans les années 1960, en pleine crise des bassins houillers et du secteur de la ganterie.
Le site a employé un temps 2.400 personnes (intérimaires compris), jusqu'à ce que l'affaire de trucage des moteurs diesel en 2015, puis l'accélération actuelle de la sortie des motorisations thermiques, ne condamne définitivement cette technologie.
La Plateforme de la filière automobile craint qu'en tout 100.000 emplois puissent être perdus dans le secteur en France d'ici 2030 sous l'effet conjugué du Covid-19, des pénuries de puces et de la bascule accélérée vers l'électrique.
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