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Un restaurant woke aux USA expulse des policiers qui voulaient manger

CC0 / Free-Photos / RestaurantRestaurant
Restaurant - Sputnik France, 1920, 06.12.2021
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Le personnel d'un restaurant woke américain a refusé de servir des policiers en service en jugeant que leurs armes faisaient se sentir menacés les serveurs et potentiellement les clients. Cela semble s'inscrire dans la lutte continue contre les violences dont les Afro-Américainset les LGBT+ accusent la police.
Un restaurant de San Francisco a présenté ses excuses pour un incident impliquant trois policiers. Sans qu’il s'agisse d'une intervention en raison d'un vol ou autre, il soulève une fois de plus le problème du port d'armes en public et de la peur que celles-ci représentent après une série de drames à répétition.
Les faits se sont déroulés le 3 décembre. Trois officiers, déjà installés à une table, ont été invités à quitter l'établissement, le "Hilda et Jesse", situé dans un quartier chic de San Francisco. Les deux femmes propriétaires ont expliqué que le personnel "se sentait mal à l'aise en présence de leurs multiples armes".
Dans un message posté sur Instagram, le restaurant s'est toutefois dit reconnaissant aux policiers pour leur travail.
"Notre restaurant est un espace sûr, en particulier pour les personnes queer et de couleur", a déclaré la copropriétaire Rachel Sillcocks dans un communiqué diffusé sur les réseaux sociaux. "Nous serions ravies de les accueillir hors service, sans uniforme et sans armes. Nous sommes désolées que la décision vous ait vexés. Nous comprenons votre point de vue et nous espérons que vous comprendrez le nôtre."

Elles font marche arrière

Face aux nombreuses critiques, le "Hilda et Jesse" a directement présenté ses excuses.
"Je crois que la grande majorité des San-Franciscains accueillent leurs policiers, qui méritent de savoir qu'ils sont appréciés pour le travail difficile que nous leur demandons de faire, en uniforme, afin d’assurer la sécurité dans nos quartiers et nos entreprises", a écrit le chef du département de police de San Francisco, William Scott.
"Nous avons fait une erreur et nous nous excusons pour le malheureux incident de vendredi", ont déclaré les copropriétaires du restaurant sur Instagram. "Nous sommes reconnaissantes à tous les membres des forces de l’ordre qui travaillent dur pour assurer notre sécurité, surtout en ces temps difficiles."
"Ce sont des moments stressants et nous avons mal géré cela", ont-elles avoué.
Dans un message sur Twitter, William Scott a révélé que son département demandait à ses agents "de soutenir les entreprises locales et de connaître celles qu'ils ont juré de protéger".

Les LGBT+ ne veulent pas de policiers

Cela fait écho à la Marche des fiertés de New York de 2021, qui a banni les policiers en uniforme jusqu’à 2025 au moins, sous le mot d’ordre "la lutte continue". Cette lutte est contre les violences policières, selon les militants qui mettent régulièrement en cause les forces de l’ordre américaines pour des agressions à l’encontre de la communauté LGBT+ mais aussi des personnes de couleur.
Dans un communiqué sorti à la mi-mai, le New York Pride a dit "chercher à créer des espaces plus sûrs pour les communautés LGBTQIA+ et BIPOC [Black, Indigenous and People of Color, ndlr] à un moment où la violence contre les groupes marginalisés, en particulier les BIPOC et les communautés trans, continue de s'intensifier. […] Les mesures prises par l'organisation mettent les forces de l'ordre au défi de reconnaître leurs torts et de corriger le tir à l'avenir, dans l'espoir de faire un progrès notable".
Ce geste n'a pas été apprécié par la police de New York. "La décision d'exclure les membres du NYPD des événements de la Pride est blessante et décevante", a indiqué dans un tweet le commissaire adjoint, John Miller.

Violences contre les Noirs

Les violences policières contre les personnes de couleur, dont l'épisode le plus marquant reste la mort de George Floyd en 2020, ont engendré aux États-Unis puis à travers le monde une immense vague de protestations via le mouvement Black Lives Matter. Lors des émeutes qui ont suivi, plusieurs maires ainsi que des gouverneurs américains ont ordonné le déploiement de la Garde nationale en renfort de la police.
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