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Un des meurtriers présumés de Jamal Khashoggi arrêté à l'aéroport de Roissy

© AFP 2021 KENZO TRIBOUILLARDPolice à l'aéroport de Roissy
Police à l'aéroport de Roissy - Sputnik France, 1920, 07.12.2021
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L'un des meurtriers présumés du journaliste saoudien Jamal Khashoggi a été interpellé ce mardi 7 décembre à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle alors qu'il s'apprêtait à embarquer pour Riyad, confirme une source policière les infomations de RTL.
L'un des suspects saoudiens du meurtre du journaliste Jamal Khashoggi en octobre 2018 à Istanbul a été arrêté mardi matin en France, a-t-on appris de sources policière et judiciaire.
RTL, qui a révélé l'information, rapporte que Khaled Aedh Al-Otaibi a été appréhendé à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle où il s'apprêtait à embarquer pour Riyad.
Cet ancien membre de la Garde Royale a été placé en rétention judiciaire sur la base d'un mandat d'arrêt turc, a-t-on précisé de source judiciaire. Des vérifications sont en cours sur son identité et il est prématuré de dire qu'il sera déféré dès mercredi en vue de son extradition vers la Turquie, a-t-on ajouté de même source.
Cette arrestation intervient trois jours après une visite d'Emmanuel Macron en Arabie saoudite, où il a rencontré le prince héritier. Le Président français est le premier dirigeant occidental d'importance à s'être entretenu avec Mohammed ben Salmane depuis l'assassinat du journaliste saoudien.
Ni l'ambassade d'Arabie saoudite à Paris ni le service de presse du gouvernement saoudien n'ont fait de commentaire dans l'immédiat.
"Je salue l'arrestation aujourd'hui en France de l'un des meurtriers de Jamal", a réagi via Twitter la fiancée du défunt journaliste, Hatice Cengiz.
"La France doit le juger pour son crime, ou l'extrader dans un pays capable et désireux d'enquêter et de le poursuivre, de même que la personne qui a donné l'ordre de tuer Jamal", a-t-elle ajouté.

Affaire Khashoggi

Jamal Khashoggi a été tué et démembré en octobre 2018 par des agents saoudiens dans les locaux du consulat d'Arabie saoudite à Istanbul, ont reconnu les autorités saoudiennes au bout de plusieurs mois, après de multiples déclarations contradictoires à ce sujet.
Les agents ont agi selon Riyad de leur propre initiative. Huit personnes ont été condamnées en 2020 par la justice saoudienne à des peines allant de sept à 20 ans de prison pour leur implication dans la mort du journaliste, un verdict alors qualifié de "farce" par la fiancée du défunt journaliste.
Dans un rapport d'enquête publié en 2019, le Bureau des droits de l'homme des Nations unies avait conclu à l'existence de "preuves crédibles" de l'implication de Mohamed ben Salmane, et d'autres hauts responsables saoudiens dans la mort du journaliste, collaborateur du Washington Post très critique envers le pouvoir en place à Riyad.
En février dernier, la CIA estimait dans un autre rapport que MBS avait approuvé l'opération visant à capturer ou tuer Khashoggi. Le gouvernement saoudien a toujours démenti toute implication du prince dans cette affaire.
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