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Cinq étudiants interpellés après des propos racistes à l'Université de Lorraine

© Photo Pexels/DidsEn classe, image d'illustration
En classe, image d'illustration - Sputnik France, 1920, 10.12.2021
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Racisme, antisémitisme, homophobie… Une plainte a été déposée par l'Université de Lorraine, à Metz, suite à divers propos discriminatoires tenus par des étudiants. Cinq ont ainsi été interpellés, soupçonnés d’en être à l’origine.
Un geste fort et exceptionnel dans l'enseignement supérieur. Une plainte a été déposée début décembre par l’Université de Lorraine après plusieurs signalements d’insultes racistes, antisémites, homophobes et des appels à la haine dans des amphithéâtres, relate le 8 décembre France Bleu.
Selon la radio, des propos xénophobes ont été tenus par des étudiants en histoire sur le campus du Saulcy à Metz.
"Ce sont des propos durs: des injures racistes, des appels à des actions contre un certain nombre d'étudiants, à partir de la religion ou d’un autre racisme, appels à la violence, ou aux crimes, contre eux", a raconté à France Bleu Pierre Mutzenhardt, président de l'Université de Lorraine.
Les insultes sont verbales et se diffusent également à l'écrit sur les réseaux sociaux.
Un étudiant a confié auprès du média que "cela se banalise du fait de la présidentielle, avec l’arrivée de certains candidats". Il a ajouté que sur les tableaux se trouvaient des inscriptions: "’Zemmour Président’. La parole est plus libre envers le racisme, l’antisémitisme et l’homophobie".
Des propos de ce genre sont présents dans de nombreux témoignages collectés par la direction de l’établissement depuis mi-octobre, suite auxquels une plainte a été portée auprès du procureur de la République de Metz.
Cinq étudiants ont ainsi été arrêtés et auditionnés par les forces de l’ordre le 2 décembre.
M.Mutzenhardt a indiqué qu’une enquête interne devrait être lancée en parallèle avec saisie de la commission de discipline saisie "avec des sanctions qui peuvent aller d’un simple blâme à l’exclusion de l’université, ou des universités, pendant un temps donné".
Le président de l’établissement a de son côté condamné les insultes racistes dans un e-mail, adressé aux quelque 400 étudiants en histoire.
Pierre Mutzenhardt a expliqué qu’"il y a un climat qui est entre la sidération et comment faire en sorte que les cours soient menés de manière apaisée".
Quant aux étudiants incriminés, des cours à distance leur seront proposés pour ne pas les exposer et "pour avoir un certain apaisement".

Des faits qui se répètent

Une affaire de haine raciale avait déjà touché l’université concernée. Il y a deux ans, des messages racistes avaient été échangés entre plusieurs étudiants et une enquête ouverte. Mais la justice n’avait pas donné suite.
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