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Valls explique pourquoi la gauche "meurt chaque jour un peu plus"

© Sputnik . Irina Kalashnikova / Aller dans la banque de photosManuel Valls
Manuel Valls - Sputnik France, 1920, 12.12.2021
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L’ancien socialiste Manuel Valls expose dans le JDD les raisons de la faiblesse de la gauche dans la course à l’Élysée. Il déplore son incapacité à faire face à Éric Zemmour, sur lequel il s’apprête à publier un livre.
Ancien poids lourd du Parti socialiste, Manuel Valls déplore dans Le Journal du Dimanche (JDD) "le spectacle affligeant que la gauche donne d'elle-même ces derniers jours", en référence aux tentatives d’Anne Hidalgo et d’Arnaud Montebourg d’unir les candidats de gauche pour la présidentielle. Celui qui avait tenté de rejoindre Emmanuel Macron en 2017 assure avoir tout tenté pour sauver son camp qui "meurt chaque jour un peu plus".
"Ce n'est pas faute de m'être battu pour que ce moment n'arrive pas. J'ai formulé, des années durant, de multiples avertissements, me valant les critiques d'authentiques tartuffes", écrit-il dans l’hebdomadaire. Se plaçant dans le camp de la gauche républicaine, l’ancien Premier ministre affirme avoir voulu la défendre contre celle "des communautaristes".
"La gauche ne réfléchit plus à l'avenir et une partie d'entre elle se fourvoie dans la décroissance ou le wokisme. Sa complaisance vis-à-vis des racialistes fait honte à son républicanisme originel", regrette-t-il.
Lors des régionales de juin, il avait appelé à voter pour la liste de Valérie Pécresse (devenue depuis candidate des Républicains) face à l’union des listes de gauche en Île-de-France. "Je considère qu’il y a ce danger" de "ceux qui ont tourné le dos à la République", justifiait-il sur Europe 1.
Il décrit une gauche qui meurt "de sa paresse" en ne se battant plus sur ses thèmes, et "de son passéisme" en mettant l’accent sur des "fantasmes": le revenu universel, la semaine des 32 heures ou encore la sortie du nucléaire. Il déplore finalement que "face à l’antirépublicain Zemmour", la gauche "se perd, honteuse, en propos verbeux". L’ancien homme politique compte d’ailleurs sortir un livre sur ce dernier le 5 janvier prochain. "Face aux dangers de la "contre-Histoire", un autre récit est possible", promet-il en couverture.

Réactions

Le texte de Manuel Valls a notamment été salué par le député La République en marche François Jolivet, lequel qualifie le constat d’"édifiant mais si vrai". L’écrivaine Rachel Khan abonde dans le sens de l’ancien chef du gouvernement: "La gauche, c’est l’histoire d’un abandon et d’une trahison, sans aucune remise en question".
La réaction est toute différente du côté de Thomas Portes, ancien soutien de Benoît Hamon, qui est ensuite devenu le porte-parole de Sandrine Rousseau avant de rejoindre Jean-Luc Mélenchon.
"On se souvient de votre "gauche de gouvernement", celle qui a cassé les droits des travailleurs et tenté d’interdire une manifestation de syndicats. Vous êtes le meilleur marchepied de l’extrême droite", accuse-t-il.
"L’assassin revient toujours sur les lieux du crime", assène Manuel Bompard, directeur de campagne de Jean-Luc Mélenchon.
Invité sur CNews, Stéphane Le Foll, perdant face à Anne Hidalgo à la primaire fermée des socialistes en octobre, partage quant à lui le constat de Manuel Valls, mais estime que ce dernier a été "un acteur de cette incapacité de la gauche de parler social, démocratie et écologie".
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