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Recep Tayyip Erdogan dénonce "la principale menace pour la démocratie"

© Sputnik . Ramil Sitdikov  / Aller dans la banque de photosPrésident turc Recep Tayyip Erdogan
Président turc Recep Tayyip Erdogan  - Sputnik France, 1920, 13.12.2021
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Affirmant que la désinformation est devenue un problème de sécurité mondiale, Recep Tayyip Erdogan a tenu des propos critiques à l’égard des réseaux sociaux. Le Président turc a par ailleurs évoqué une nouvelle législation censée lutter contre les fake news.
Connu pour sa prise de position dure envers les réseaux sociaux, Recep Tayyip Erdogan a dénoncé les risques de désinformation qui y sont liés en justifiant la nécessité de "protéger" les "vulnérables". Dans un message vidéo, le Président turc a évoqué une nouvelle législation censée lutter contre les fake news, plus d’un an après avoir appelé à "mettre de l'ordre" dans les réseaux sociaux.
"Nous essayons de protéger notre peuple, en particulier les couches vulnérables de notre société, contre les mensonges et la désinformation, sans violer le droit de nos citoyens à recevoir des informations exactes et impartiales.", a-t-il déclaré samedi.
Les réseaux sociaux sont devenus "l'une des principales sources de menace pour la démocratie d'aujourd'hui", a encore affirmé Recep Tayyip Erdogan. Selon lui, initialement commercialisés comme "un symbole de liberté", ils rendent maintenant difficile la protection des plus vulnérables.
"La désinformation est désormais passée d'un problème de sécurité nationale au rang d’un problème de sécurité mondiale", a ajouté le Président.

Le contrôle

La Turquie a adopté l'année dernière une loi exigeant que les réseaux sociaux comptant plus d'un million d'utilisateurs aient un représentant légal et stockent leurs données dans le pays. Les principales sociétés de cette sphère, dont Facebook, YouTube et Twitter, ont depuis établi des bureaux sur le sol turc.
Ils sont par ailleurs obligés d’obéir aux tribunaux demandant le retrait de certains contenus sous 48 heures. En cas de non-respect de ces obligations, une forte réduction de leur bande passante et des amendes pouvant aller jusqu'à 40 millions de livres turques (4,3 millions d'euros) sont prévues.

Une censure?

Cette annonce intervient alors que les réseaux sociaux sont régulièrement pointés du doigt pour leur manque de transparence dans leur lutte contre les fake news. Suite à l’insurrection au Capitole du 6 janvier, Twitter, Facebook et YouTube ont supprimé de nombreux comptes, y compris ceux de Donald Trump. Google, Apple et Amazon ont exclu l’application Parler, utilisée par les partisans du Président républicain. Des démarches qui leur ont valu des accusations de censure.
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