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Condamné pour détention de drogue et d’armes, un policier réintègre son poste aux stups

© AFP 2021 LOIC VENANCEVoiture de police
Voiture de police - Sputnik France, 1920, 17.12.2021
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Un officier de groupe stups à Créteil a réintégré son service après quatre mois de suspension. Son retour indigne parmi ses collègues et même sa hiérarchie, car l’officier a été condamné pour détention de drogue.
En totale contradiction. Après quatre mois de suspension ferme, un capitaine de police judiciaire à Créteil (Val-de-Marne) a réintégré son poste de chef de groupe stupéfiants alors qu’il avait été condamné dans une affaire de drogue.

"Dès le début, il a essayé d’organiser une réunion, de faire son boulot de chef de groupe. Sur le papier, c’est parfaitement normal. Sauf que le type vient d’être condamné pour une affaire de stupéfiants!", s’étonne un collègue de cet officier de 49 ans, cité par Le Parisien.

Avant sa condamnation, il avait dirigé le groupe à la section enquête et recherche du SDPJ de la Seine-Saint-Denis. Il y a quelques années, il a été convoqué en conseil de discipline pour avoir frappé son adjoint, selon le quotidien. Suite à cela, le policier a été muté d’office dans un commissariat de sécurité publique.
Pourtant, après avoir contesté cette mutation, en octobre 2019 il a réintégré la police judiciaire, au même grade, mais dans le Val-de-Marne.

Affaire de drogue

C’est à ce moment qu’un casino du sud de la France dépose plainte contre ce policier pour utilisation de faux billets. Durant la perquisition, les forces de l’ordre trouvent chez lui deux armes, des munitions, de la drogue et une somme d’argent.
Le policier prétend que tout cet arsenal était destiné à des "coups d’achats" afin de piéger des criminels. Il a alors été condamné dans cette affaire mais sans inscription au casier. La décision en première instance a été la même lors du procès en appel, à Paris.
Au niveau administratif, il n’écope que de quatre mois ferme d’exclusion.
En novembre, le policier revient sur son lieu de travail à l’embarras général de ses collègues et même de sa hiérarchie. Il a été convoqué par le parquet et l’entretien s’est conclu par le retrait de son habilitation d’officier de police judiciaire.

"On ne sait pas comment on va se sortir de cette histoire, lâche un policier. Des années que cela dure. Dans le groupe, les types ont peur ou sont en arrêt maladie", confie au quotidien un collègue.

D’autres affaires

Dans plusieurs autres affaires liées à des crimes et délits commis par des policiers, la justice s’est montréeplus sévère. Par exemple, en septembre, trois policiers marseillais ont été condamnés à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à un an ferme pour le cambriolage d’un appartement où ils comptaient s’emparer de l’argent de trafiquants de drogue.
Plus tôt, en février, un policier de la BAC du XVIIIe arrondissement de Paris a été interdit de fonction publique à vie et a été condamné à huit ans de prison ferme pour trafic de stupéfiants.
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