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Pour Poutine, la situation en Ukraine oblige la Russie à penser à sa propre sécurité

© Sputnik . Vladimir TrefilovLes drapeaux de la Russie et de l'Otan
Les drapeaux de la Russie et de l'Otan - Sputnik France, 1920, 23.12.2021
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Commentant les rumeurs d'une invasion de l'Ukraine par la Russie, Vladimir Poutine assure que son pays ne menace personne, mais pense dans le même temps à sa sécurité. Dans ce contexte, le Président a répété que Moscou attend toujours des garanties de la non-progression de l’Otan vers l’Est.
Au cours de sa grande conférence de presse, le Président russe a abordé les tensions entre la Russie et l’Otan, ainsi que l’avancement de l’Alliance vers l’Est, notamment en Ukraine.
Vladimir Poutine a notamment déploré que les autorités ukrainiennes mènent une campagne de discrimination à l’encontre des Russes en Ukraine. Il a par ailleurs déclaré que plusieurs indices, dont les livraisons de nouvelles armes aux radicaux, laissent penser que Kiev prépare "une troisième opération militaire" dans l’est du pays, au Donbass.
"Nous devons penser aux perspectives de notre sécurité, pas pour aujourd'hui, pas pour la semaine prochaine, mais pour un avenir proche. Comment la Russie devrait-elle vivre avec cela? Tout le temps un œil rivé sur ce qui sera là [en Ukraine, ndlr] et quand ils vont frapper? C'est une question sérieuse", a-t-il déclaré.
Le Président a admis qu’avec les rumeurs sur une possible invasion de l’Ukraine par la Russie, l’Occident met davantage Moscou en garde contre les tentatives de protéger le peuple du Donbass.

La Russie attend des garanties de l'Otan

Le chef de l’État a d’ailleurs insisté sur le fait que la Russie ne veut pas de conflit et entend comprendre comment sa sécurité sera assurée dans la région.
"Par conséquent, nous avons clairement dit qu’il ne doit plus y avoir de mouvements de l'Otan vers l'Est. La balle est dans leur camp. Ils doivent nous répondre quelque chose", a-t-il ajouté.
D’après lui, la Russie a été "trompée de manière flagrante " quand, dans les années 1990, l’Occident lui a promis de ne pas faire progresser l'Otan vers l'Est.
"Est-ce que nous avons déployé des missiles près des frontières américaines? Non, ce sont les États-Unis qui se trouvent près de nous. Est-ce une exigence excessive que de demander de ne pas mettre de système de frappe près de chez nous? […] Vous me demandez des garanties? C’est vous qui devez nous donner des garanties. Vous! Et tout de suite. Et ne pas en parler pendant des décennies", a-t-il lancé.

Tensions Russie-Otan

Abordé le 7 décembre par Vladimir Poutine et son homologue américain, le sujet de la progression de l’Otan vers l’Est a été à plusieurs reprises évoqué ces dernières semaines par les autorités russes.
Le 21 décembre, lors d’une réunion au ministère de la Défense, Vladimir Poutine a promis "des mesures militaires et techniques" en représailles si l’Occident et l’Otan maintenaient leur ligne agressive à l’encontre de la Russie. Il avait alors souligné que si les infrastructures de l'Otan étaient implantées en Ukraine, le temps de vol des missiles serait réduit à sept minutes, et celui des armes hypersoniques à cinq, soit un défi majeur pour son pays.
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