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Des détenus désarment un autre détenu qui voulait attaquer des surveillants à Noël

© Photo Pixabay / vero_vig_050Prison (image d'illustration)
Prison (image d'illustration) - Sputnik France, 1920, 27.12.2021
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Un détenu a tenté de prendre en otage deux agents pénitenciers le jour du Noël à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone. Un syndicat estime que ce cas souligne la montée des violences que connaît la prison dans le contexte de la surpopulation carcérale et de la crise sanitaire.
Un incident qui a failli virer au drame s’est produit le 25 décembre à la prison de Villeneuve-lès-Maguelone, au sud de Montpellier (Hérault).
Vers 17h30, un détenu se trouvant hors de sa cellule et armé d’un rasoir a menacé deux agents pénitenciers, selon France Bleu.
Alors que les surveillants tentaient de le raisonner, d’autres détenus sont intervenus pour le désarmer.
Initialement condamné pour des faits de violences, l’intéressé a été transféré en cellule disciplinaire.

Climat de tension

L’incident atteste de la montée des violences au sein de la prison, déplore auprès de France Bleu le secrétaire local du syndicat UFAP.

"On travaille dans un climat de tension avec une crise Covid toujours très difficile à gérer, avec une prise en charge des détenus minimale. Ils n'ont plus d'activités, plus de travail. On est en cluster", expose le syndicaliste.

Début décembre, un cluster a été est officiellement déclaré dans le centre pénitencier. Selon le syndicat Force ouvrière, cité par Franceinfo, au 18 décembre, il y avait une vingtaine de détenus positifs, une quinzaine d’agents également positifs ou cas contacts. Un quartier d'isolement a été mis en place.

Surpopulation

Autre problème que connaît la prison: la surpopulation, avec environ 900 détenus pour 560 places. Une trentaine de matelas ont dû être posés au sol, selon l’UFAP.

"C'est pas possible pour les agents de pouvoir faire la gestion […]. Au bout d'un moment, il est normal de voir apparaître des problèmes et que la violence gagne du terrain, même si les agents font ce qu'ils peuvent pour que tout se passe bien", ajoute auprès de France Bleu le secrétaire général de l’UFAP.

Face à la surpopulation, début novembre le syndicat a proposé de libérer des détenus plus tôt comme cela a été fait au moment des pics de la crise sanitaire pour éviter la promiscuité entre les détenus.
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