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La Serbie ne comprend pas les pressions exercées par l'Allemagne au sujet de RT DE

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Презентация Twitter по предложению для RT - Sputnik France, 1920, 28.12.2021
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Le fait que le régulateur serbe des médias électroniques ait accordé une licence de diffusion à la chaîne russe RT DE n’a rien de controversé. La revendication de l’Allemagne est donc pour le moins surprenante et une telle agitation autour de cette question ne peut être motivée que par des raisons politiques, estime la présidente du conseil du REM.
Olivera Zekic explique que la Serbie, comme la plupart des autres pays européens, n’a pas le droit d’empêcher la présence de chaînes de télévision étrangères émettant depuis lesdits pays européens.
"Y compris, par exemple, les chaînes de télévision du Luxembourg ou, disons, de l’Allemagne. Chaque État membre est tenu d’autoriser un fournisseur de services de médias ou radiodiffuseur étranger qui remplit les conditions minimales à rediffuser ses programmes sur son territoire. Peu importe que le programme de ce diffuseur soit destiné uniquement à la population de l’État membre, qu’il soit diffusé dans une langue étrangère ou dans la langue de l’État membre, que le programme contienne de la publicité étrangère ou nationale, etc. En vertu de ce principe, un diffuseur peut obtenir un permis dans un État membre pour son programme de télévision destiné à la population d’un autre État membre. Cet autre pays, tout en respectant la liberté de réception et de retransmission, est obligé de ne pas empêcher la rediffusion de ce programme sur son territoire", déclare-t-elle à Sputnik.
Mme Zekic indique que jusqu’à présent il n’y avait pas eu de cas de non-reconnaissance de l’autorisation délivrée par le REM, et que cet incident constitue un précédent. Elle rappelle que le marché commun de l’UE se repose sur quatre libertés indiquées dans le droit communautaire: la libre circulation des personnes, des biens, des services et des capitaux.
"La convention est fondée sur le principe revisité de la libre circulation des services ainsi que sur le droit à la libre circulation des capitaux. C’est également très important pour les médias, car cela devrait faciliter la gestion des affaires, le choix de l’environnement commercial le plus approprié pour le diffuseur, et la possibilité de diffuser ses émissions de télévision dans toute l’Europe, en appliquant les règles d’un seul pays", souligne Mme Zekic.
Selon elle, l’organisation "TV Novosti", RT auf Deutsch, a soumis une demande au régulateur des médias électroniques le 3 décembre dernier afin d’obtenir l’autorisation de fournir des services médiatiques par des réseaux câblés, satellites et IPTV. Conformément à la législation et aux textes réglementaires, tous les documents nécessaires ont été soumis au conseil du REM et, toutes les conditions étant remplies, ladite organisation a reçu le permis.
À la question de savoir si ce qui s’est passé signifie que les accords et les principes de la liberté des médias s’appliquent à certains et pas à d’autres, Zekic a répondu par l’affirmative.
"Je ne connais pas les arguments de la partie allemande. Mais je sais qu’en Serbie nous avons la liberté d’expression et nous essayons d’avoir les mêmes critères pour tous, indépendamment d’un agenda politique ou éditorial. Je ne comprends pas comment il se fait que la Serbie se retrouve soudainement au milieu de la guerre médiatique allemande. RT DE a reçu une autorisation qui est absolument légale. Je ne comprends pas ce qu’ils ont à reprocher et quels doubles standards ils ont", déclare-t-elle à Sputnik.
Elle ne peut pas non plus expliquer pourquoi les associations de journalistes et les organisations internationales de journalistes en Occident sont silencieuses face à la situation avec RT DE.
"Vous devez demander à ceux qui gardent le silence sur cette question. Ce qui est vraiment surprenant, c’est le manque de réactions. Mais notre objectif est d’empêcher toute censure en Serbie et je pense que nous faisons du bon travail", précise Mme Zekic.
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