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La préfecture de l’Oise tranche sur la mosquée de Beauvais, jugée radicale

CC BY 2.0 / AwayWeGo210F / Une mosquée
Une mosquée - Sputnik France, 1920, 28.12.2021
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Visée par une procédure de fermeture enclenchée en vertu de la loi séparatisme et dont un imam accusé d’incitation à la haine a été suspendu, la mosquée de Beauvais a connu le 27 décembre son destin. La préfète de l’Oise a signé un arrêté actant sa fermeture administrative "pour six mois".
Gérald Darmanin a déclaré le 12 décembre sur le plateau du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro que 21 mosquées ont été fermées ces derniers mois en vertu de la loi séparatisme, sur les 99 soupçonnées.
Le 14 décembre, le ministre de l’Intérieur a annoncé la fermeture de celle de Beauvais, dans l’Oise, en raison de prêches islamistes et dont un imam, accusé d’inciter à la haine, a été suspendu. Une mesure qui survient après que la préfecture de l’Oise a lancé le 10 décembre une procédure de fermeture administrative à son encontre. Le lieu de culte avait dix jours pour se défendre.
Le 27 décembre, une notification officielle de la fermeture administrative des lieux, signée par la préfète de l’Oise, a été envoyée aux responsables d’Espoir et fraternité, l’association gérant la grande mosquée de Beauvais, relate Le Parisien.
Il s’agit d’"une fermeture pour six mois qui peut évoluer selon ce que les dirigeants font ou ne font pas".
"Depuis plusieurs mois, un imam de cette mosquée fait des prêches antirépublicains où il explique que les lois religieuses sont prioritaires par rapport aux lois de la République", expose Corinne Orzechowski, préfète de l’Oise, citée par le quotidien francilien. "Il y a aussi eu une apologie du djihad, ce qui peut être considéré comme un appel au terrorisme, et des propos discriminants envers les homosexuels et les femmes."
Même si l’avocat de l’association, Samim Bolaky, dont la déclaration a été relayée par l’AFP, affirme que "la majorité des propos [incriminés, ndlr] sont sortis de leur contexte", Mme Orzechowski assure de son côté qu’il n’"y a aucun problème de contextualisation".
"Les propos sont clairs et répétés. Ce sont de véritables appels à la haine. Ces prises de position ont été relayées sur les réseaux et les responsables de la mosquée ne peuvent pas faire semblant de l’ignorer", martèle-t-elle auprès du Parisien.

Une réouverture en pleine procédure

Avant que la préfecture de l’Oise ne rende son verdict, il y a moins d’une semaine, l’Association socioculturelle espoir et fraternité (ASCEF), gérant la mosquée de Beauvais, avait adressé un message aux fidèles les invitant à la prière. Une action qui ne contrevient pas à la loi lorsqu’aucune décision n’a encore été prise.

Une centaine de mosquées dans le collimateur

D’après le ministère de l’Intérieur, 2.623 mosquées et salles de prière sont établies sur le territoire national, dont "99 étaient soupçonnées de séparatisme".
Six lieux de culte, dont celui de Beauvais, "font l’objet d’une instruction qui permettra d’engager une fermeture".
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