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Borrell juge "inacceptable" l’exigence russe d’arrêter l’élargissement de l’Otan

© AP Photo / Virginia MayoJosep Borrell
Josep Borrell - Sputnik France, 1920, 29.12.2021
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"La Russie veut négocier l'architecture de la sécurité européenne sans impliquer l'Union européenne, c'est absurde." Le chef de la diplomatie européenne a jugé inacceptables les exigences russes de garanties de sécurité.
Alors que Moscou a publié deux documents sur les garanties de sécurité avec les États-Unis et l’Otan, le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères s’en est pris à l’intention de la Russie de les négocier sans la participation de l’Union européenne, réclamant l’implication de cette dernière dans le processus.
Les documents ont été rendus publics dans le contexte des fortes tensions ces derniers mois au sujet de l’Ukraine et de l’élargissement de l’Alliance à l’est que Vladimir Poutine a qualifié de "ligne rouge" pour la Russie.
Soulignant que la Russie met pour la première fois son agenda par écrit "sous la forme d’un véritable traité", Josep Borrell trouve qu’il est totalement "inacceptable."
"Exiger des garanties de sécurité et la fin de l'élargissement de l'UE et de l'Otan à l'est est un agenda purement russe avec des conditions totalement inacceptables, notamment vis-à-vis de l'Ukraine", avance-t-il dans un entretien au quotidien allemand Die Welt.
Selon lui, "seuls les gagnants" disent telles sont mes conditions.
Le Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères estime que les pourparlers ne doivent pas porter uniquement sur l’Ukraine et l’expansion de l’Otan à l’Est, mais sur "toutes les violations depuis l’adoption de l’Acte final d’Helsinki en 1975".

Négocier la sécurité européenne sans l’Europe n’a pas de sens

"Nous sommes en désaccord avec de nombreux développements de la politique étrangère russe, dont certains que Moscou considère comme des affaires intérieures."
M.Borrell s’insurge contre le fait que la Russie souhaite négocier les problèmes de sécurité européenne sans la participation de l’UE.
"C’est absurde. Nous n’accepterons pas cela", lâche-t-il, affirmant que deux États, les États-Unis et la Russie, ou l’Otan et la Russie, ne peuvent négocier à ce sujet et que ceux qui veulent parler de la future architecture de la sécurité en Europe doivent parler aux Européens.
"De telles négociations n'ont de sens que si elles se déroulent en étroite coordination et avec la participation de l'UE", renchérit-il.
À la mi-décembre, le ministère russe des Affaires étrangères a publié des projets d’accords de sécurité avec les États-Unis et l’Otan. Les documents ont déjà été remis à Washington et à ses alliés. Moscou propose notamment que les pays de l’Otan fournissent des garanties de non-élargissement de l’Alliance à l’est, plus particulièrement sur le territoire ukrainien.

Lignes rouges de Moscou et kamasutra politique de l’UE

Vladimir Poutine a déclaré à maintes reprises que l’expansion de l’Otan et le déploiement d’armes offensives en Ukraine étaient des lignes rouges pour la Russie.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a récemment exprimé sa perplexité face à la nouvelle approche européenne de la Russie consistant à la "repousser, retenir et engager".
"J’imagine la chorégraphie de tout cela. Ceci, excusez-moi, est un kamasutra politique", a-t-il ironisé sur la chaîne YouTube Soloviev Live.
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