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Mila rétropédale après avoir laissé entendre son soutien à Zemmour

© AP Photo / Francois MoriProcès Mila, 2021
Procès Mila, 2021  - Sputnik France, 1920, 30.12.2021
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Affirmant n’avoir "d’autre choix que de passer au moins un temps par cette radicalisation", celle d’Éric Zemmour, Mila, souvent menacée pour ses critiques de l’islam s’est expliquée, des internautes et des députés ayant cru qu’elle allait voter pour l’ex-polémiste. "Ce serait du suicide", assure désormais la jeune femme.
Après avoir laissé entendre qu’elle était prête à voter Éric Zemmour, Mila fait marche arrière. Le 29 décembre, la jeune femme, souvent harcelée sur les réseaux sociaux pour ses critiques envers l’islam, a partagé sur Twitter les nouvelles menaces de mort qu’elle a reçues. Réagissant à cette publication, un utilisateur a déclaré que dans ces conditions, "le vote Zemmour [lui] sembl[ait] de plus en plus tentant". Un avis que Mila a semblé partager.
Si elle a d’abord déclaré qu’elle n’aimait pas "Éric Zemmour et l’encourager [allait] à l’encontre de [s]es valeurs", la jeune femme a poursuivi:
"Mais je suis tellement terrorisée dans mon propre Pays, que je me dis qu’on n’a plus d’autre choix que de passer au moins un temps par cette radicalisation bien qu’elle me déplaise. Pour rester en vie".

"Nos désaccords ne sont rien"

Une déclaration qui a laissé plus d’un internaute dubitatif et qui a fait réagir plusieurs députés.
"La République met ses moyens pour vous protéger et vous pensez vraiment que la solution pourrait venir des anti Républicain comme Zemmour?! La réponse est non! Définitivement NON!", s’est insurgé François Cormier-Bouligeon, député LREM du Cher, évoquant la condamnation d’onze cyberharceleurs de Mila suite à l’affaire qui a éclatée en janvier 2020.
La déclaration de Mila a également retenu l’attention du principal concerné, Éric Zemmour, qui estime que "ceux qui intimident [Mila] pour ce message […] acceptent l’islamisation de la France tout en pleurant hypocritement sur [son] sort". Le chef du parti Reconquête a par ailleurs souligné que "nos désaccords ne sont rien au regard de la volonté qui nous unit: vivre libres dans une France en paix".

Mila rétropédale

Face à ce tollé, la jeune femme a décidé de publier un communiqué pour "que les choses soient claires".
Reconnaissant s’être "exprimée maladroitement", elle assure savoir "pertinemment que ce serait du suicide de voter pour cet homme".
"En aucun cas et jamais, je ne soutiendrais Éric Zemmour, ni personne qui se rapproche de l'extrême droite", conclut-elle.
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