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Covid-19

Est-il vraiment interdit de manger dans les trains de longue distance?

© AFP 2021 PHILIPPE LOPEZUn TGV à Bordeaux, le 25 novembre 2021
Un TGV à Bordeaux, le 25 novembre 2021 - Sputnik France, 1920, 02.01.2022
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Publié dans le Journal officiel, un décret interdit la vente et le service d’alimentation dans les trains, mais pas l’alimentation en elle-même. Un texte qui semble contredire la proscription de manger et de boire dans les trains annoncée par Jean Castex. De son côté, la SNCF interdit d’enlever le masque même pour les repas.
En dépit de l’annonce faite par le Premier ministre sur l’interdiction de se nourrir dans de nombreux lieux, dont les trains de longue distance, le décret qui vient de paraître semble laisser aux usagers la possibilité d’apaiser leur faim et de se désaltérer.
Paru le 1er janvier 2022 dans le Journal officiel, cinq jours après le discours de Jean Castex sur le renouvellement de la stratégie de lutte contre le virus, le décret n’interdit que "la vente et le service pour consommation à bord d’aliments et de boissons lors des trajets au sein du territoire métropolitain".
Autrement dit, les passagers pourront consommer leurs repas apportés à bord. En effet, il est peu imaginable de respecter cette restriction initiale pendant un trajet long de plusieurs heures.
Interrogé plus tard par Le Parisien sur ce sujet, Matignon s’est justifié par son souhait de rester "pragmatique" et assure vouloir faire preuve de "discernement", reprenant ainsi le ton du ministre des Transports. Se prononçant sur cette mesure le 28 décembre sur Europe 1, il a confirmé la fermeture de la voiture-bar des TGV et a évoqué certaines dérogations:
"On va être évidemment très pragmatiques et faire preuve de discernement sur le sujet. Il ne serait pas normal, par exemple, d'interdire aux gens de boire ou à une mère de donner de la nourriture à son enfant".

Mesure appliquée "avec bon sens"

Ce sont toutefois les transporteurs qui devront donner des consignes plus précises, indique le gouvernement, cité par Le Parisien. Auprès de celui-ci, la SNCF tranche qu’il "ne sera pas permis d’enlever le masque pour consommer de la nourriture ou des boissons". Une restriction qui semble ne pas correspondre au texte édicté.
L’obligation vaccinale concernant désormais les enfants à partir de six ans, cette restriction "sera appliquée avec bon sens et discernement, notamment pour permettre de se désaltérer ou pour l’alimentation des jeunes enfants et des personnes fragiles", nuance l’entreprise.
"Des messages rappelant cette interdiction ainsi que le port du masque et les gestes barrières seront régulièrement diffusés à bord des trains et dans les gares", a souligné un porte-parole de la SNCF, notant que la compagnie avait "confiance dans le civisme des voyageurs".
En revanche, les Thalys et Eurostar ne sont pas concernés, a-t-il ajouté.
Auparavant, les bars des TGV avaient été fermés du 16 mars au 4 juillet 2020, puis du 2 novembre 2020 au 9 juin dernier.
Le décret entrera en vigueur le 3 janvier 2022. Cette restriction visant à endiguer la transmission du virus durera au moins jusqu’au 23 janvier 2022.

Un fondement médical

L’application de cette mesure a été défendue par certains médecins dont Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP:
"Dans le train, on est nombreux dans un local pas très bien aéré, dès que quelqu’un baisse le masque, s’il porte le virus, l’air va être contaminé", a-t-il déclaré auprès de Franceinfo.
Selon divers pronostics livrés par des professionnels de santé, le pic épidémique devrait être atteint à la mi-janvier. Parmi ceux-ci, l’épidémiologiste et membre du Conseil scientifique Arnaud Fontanet l’a supposé auprès du Journal du dimanche, tout en avançant que l’Île-de-France sera la première région touchée. Il a toutefois suggéré que le pic aura "une durée limitée" en raison de la réduction du temps de séjour à l’hôpital et d’un moindre besoin de ventilation mécanique.
À la mi-décembre, Olivier Véran a estimé que le pic épidémique avait déjà été atteint. Toutefois, le nombre de contaminations s’est envolé ces deux dernières semaines, passant d’environ 50.000-60.000 cas quotidiens jusqu’à plus de 230.000.
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