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Le Mali dénonce la violation de son espace aérien par un avion militaire français, Paris rétorque

Bamako - Sputnik France, 1920, 13.01.2022
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Depuis l'application de sanctions par la CEDEAO le 10 janvier, l'espace aérien malien reste sujet à controverse. Bamako proteste ainsi après le récent vol d’un avion français de type A400 sur le trajet Abidjan-Gao-Abidjan, alors qu’aux yeux de la France cela "ne concerne pas les vols militaires".
Les dirigeants de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), réunis le 9 janvier à Accra, ont décidé de fermer les frontières avec le Mali et de mettre le pays sous embargo. Les compagnies aériennes sénégalaise, burkinabè et ivoirienne ont suspendu leurs vols vers Bamako. Lors de la réunion du Conseil de sécurité sur le Mali, Paris a aussi annoncé son soutien à ces sanctions. Air France a décidé de suspendre tous ses vols de et vers le Mali jusqu'à nouvel ordre.
Sur fond de ces décisions, le gouvernement malien a dénoncé, le 12 janvier, la violation de son espace aérien par un avion militaire français, en déclinant "toute responsabilité relative aux risques auxquels les auteurs de ces pratiques pourraient s'exposer, en cas de nouvelle violation".

Dans un communiqué, le gouvernement malien annonce qu'un avion de l'armée française de type "A400" a effectué le 11 janvier un vol sur le trajet Abidjan-Gao-Abidjan, notant que l’aéronef "a éteint son transpondeur pour ne pas être identifié et coupé le contact avec les centres de contrôle".
"Le gouvernement a dénoncé cette violation de l’espace aérien du Mali auprès des autorités françaises qui ont, au demeurant, décidé de soutenir les sanctions de la CEDEAO parmi lesquelles figure la fermeture des frontières terrestres et aériennes de ses pays membres avec le Mali", est-il indiqué dans le communiqué.

Et quid des vols militaires?

Les forces françaises opèrent au Mali et dans la région du Sahel depuis neuf ans dans le cadre d'opérations anti-djihadistes, et leurs avions militaires volent souvent entre les pays de la région. Dans le contexte de la fermeture des frontières par Bamako, en représailles à des sanctions similaires, la question se pose sur l’interdiction des vols non civils.
Le PDG des aéroports du Mali, le colonel Lassina Togola, a dit à l'AFP que "les frontières sont fermées aux pays de la CEDEAO" et que "les aéronefs ne peuvent venir au Mali en provenance de ces États".
"Toutefois par dérogation, une autorisation pourra être accordée sur demande du transporteur", a-t-il ajouté sans préciser si les appareils de la force anti-djihadiste française ou ceux de la Minusma bénéficiaient d'une exemption.
Pour Florence Parly, la fermeture de l'espace aérien décidée par la CEDEAO "ne concerne pas les vols militaires" aux yeux de la France. En outre, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a averti le 13 janvier que l'UE souhaitait poursuivre ses missions militaires de formation au Mali mais "pas à n'importe quel prix".
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