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L’UE sous pression américaine pour adopter de nouvelles sanctions antirusses?

© AP Photo / Carolyn KasterLa Maison-Blanche
La Maison-Blanche - Sputnik France, 1920, 14.01.2022
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Alors que la perspective d’éventuelles sanctions américaines contre la Russie ne semble pas faire l’unanimité au sein de l’UE, Bloomberg écrit ce vendredi 14 janvier que Washington fait pression sur ses alliées en Europe pour qu’ils s’accordent sur les mesures contre Moscou.
Malgré les tentatives de l’administration Biden de persuader ses alliés européens de faire front face à Moscou que Washington accuse de se préparer à envahir l’Ukraine, l’Union européenne semble toujours hésiter à donner son accord à de nouvelles sanctions antirusses.
D’après Bloomberg, qui cite ses sources, la Maison-Blanche fait actuellement pression sur les Européens pour qu’ils adoptent rapidement les mesures proposées. Cité par le média, le conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan, a d’ailleurs reconnu jeudi que les États-Unis et l'Europe pourraient ne pas être pleinement d'accord sur les sanctions à imposer si la Russie attaque l'Ukraine. Il s'est également dit convaincu que les deux parties conviendront de "graves conséquences économiques" pour Moscou.

Inquiétudes européennes

Le 10 janvier, Bloomberg rapportait que certains pays européens ont manifesté à Washington leur inquiétude au sujet des conséquences économiques d'éventuelles nouvelles sanctions contre la Russie. Vu le niveau des relations économiques entre Moscou et Bruxelles, ces craintes ne sont pas sans fondement.
Le 16 décembre, Eurostat a fait état d’une croissance de 59,1% des importations de l’UE depuis la Russie entre janvier et octobre 2021. Leur volume s’est établi à 124,7 milliards d’euros. Le pays est le quatrième partenaire commercial des Vingt-Sept après la Chine (373,8), les États-Unis (187,5) et le Royaume-Uni (116,9).
Vendredi, le Conseil de l’Europe a prolongé de six mois les sanctions économiques contre la Russie imposées pour la première fois en 2014 après le rattachement de la Crimée.

État dégradé des relations

Lors de sa grande conférence de presse, Sergueï Lavrov a regretté que malgré l’ouverture de Moscou, Bruxelles ait préféré détruire "tous les canaux de communication". Le ministre des Affaires étrangères a d’ailleurs constaté l’absence d’autonomie de l’Union européenne en matière de sécurité et sa dépendance aux États-Unis et à l’Otan. Le chef de la diplomatie russe a cependant estimé que les intérêts européens sont souvent ignorés par Washington, ce que prouve la création du pacte AUKUS concernant les sous-marins australiens.
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