- Sputnik France, 1920, 12.01.2022
Garanties de sécurité
Des consultations entre la Russie et les États-Unis et la Russie et l'Otan consacrées aux propositions russes sur les garanties de sécurité se sont déroulées en janvier 2022 à Genève et Bruxelles.

La diplomatie russe demande à l’Occident de ne pas provoquer "les têtes brûlées" de Kiev

CC BY-SA 2.0 / Kent Wang / Russian embassyAmbassade de Russie à Washington (archive photo)
Ambassade de Russie à Washington (archive photo) - Sputnik France, 1920, 19.01.2022
L’ambassade de Russie aux États-Unis s’est une nouvelle fois exprimée concernant les accusations américaines d’invasion imminente de l’Ukraine. Répétant que Moscou n’a aucune intention d’agression, elle appelle l’Occident à ne pas engendrer de nouvelles provocations de son voisin.
"Nous sommes à un stade où la Russie peut lancer à tout moment une attaque en Ukraine", a affirmé mardi 18 janvier la porte-parole de la Maison-Blanche Jen Psaki, tandis que le secrétaire d’État Anthony Blinken s’apprêtait à rejoindre Kiev pour y afficher son soutien. Une déclaration qui a poussé l’ambassade de Russie aux États-Unis à démentir toute intention malveillante de Moscou.

"Nous insistons une nouvelle fois: la Russie n’a pas l’intention d’attaquer qui que ce soit", indique-t-elle dans un communiqué publié sur sa page Facebook. "Nous appelons à mettre fin à l’hystérie et à ne pas accentuer les tensions autour de la situation au Donbass. Et surtout, à ne pas pousser les ‘têtes brûlées’ à Kiev vers de nouvelles provocations".

Enfin, les diplomates russes ont exprimé leur souhait de voir les Américains abandonner leurs projets de livraison d’armes à l’armée ukrainienne au profit d’une issue plus diplomatique. "À la place, Washington devrait user de son influence sur les pouvoirs ukrainiens pour les convaincre d’arrêter de saboter les accords de Minsk", conclut le communiqué.

Matériel militaire

L’ambassade faisait ici référence aux multiples envois de matériel militaire depuis les réserves du Pentagone vers Kiev. Du propre aveu de M.Blinken, cette aide s’est élevée à près d’un demi-milliard de dollars pour l’année 2021. En décembre, 200 millions d’aide supplémentaire avaient été approuvés par Joe Biden, pour n’être révélés par des médias américains qu’un mois plus tard.
Un tel mécanisme est en effet prévu dans la législation américaine, mais doit être justifié par la nécessité d’apporter une "assistance militaire immédiate" à un pays "en péril", comme l’explique le média américain Politico. Washington et Kiev adoptent depuis plusieurs mois une rhétorique de "l’invasion russe", alors que le ministère de la Défense et le Conseil de sécurité ukrainiens ont succinctement démenti tout déploiement massif de troupes russes à la frontière.

"Bourrage de crâne"

L’ambassade de Russie avait déjà réagi la semaine dernière à des déclarations de Mme Psaki et du secrétaire d’État à la Défense John Kirby sur la prétendue préparation de la Russie à une invasion de l’Ukraine, dénonçant une absence de preuves. "Le même scénario se répète: il y a une sensation de ‘bourrage de crâne’, lequel, maintes fois répété par les médias, devient l'actualité principale", analysait-elle.
Pour Moscou, ces accusations servent à attiser les tensions dans la région, permettant à l’Otan d’y déployer sa présence, avec notamment des exercices en mer Noire, autant d’éléments considérés comme une menace directe. De tels déploiements, y compris d’armes offensives, faisaient partie des lignes rouges définies par Vladimir Poutine.
Dans ce contexte, un projet de loi est en préparation au Sénat américain, visant à imposer de lourdes sanctions contre le gouvernement, l’armée et les institutions financières russes, ainsi qu’au Nord Stream 2. Certaines des plus grandes banques russes n’auraient par exemple plus accès au service de communication SWIFT. Des sanctions considérées par le Kremlin comme équivalentes à "une rupture des relations".
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