L'application TousAntiCovid et un masque - Sputnik France, 1920, 22.09.2021
Covid-19

Antoine Flahault: "Depuis le début de cette pandémie, nous avons été très mauvais en prévisions"

© REUTERS / Thomas PeterПерчатки медработника во время теста на коронавирус в Пекине
Перчатки медработника во время теста на коронавирус в Пекине  - Sputnik France, 1920, 26.01.2022
Omicron signera-t-il la fin de l’épidémie de Covid-19 en Europe? Le scénario a été jugé "plausible" par l’OMS. Invité de Sputnik donne la parole, Antoine Flahault préfère garder la tête froide. L’incertitude reste selon lui de mise.
"Cet optimisme est fondé, sur le plan scientifique, sur des arguments tout à fait recevables, mais il faut le prendre comme l’un des scénarios du domaine du possible", nuance d’emblée l’épidémiologiste Antoine Flahault à notre micro.
Au moment où Omicron continue sa razzia en Europe, la perspective d’une sortie de crise refait surface. "Il est plausible que la région se rapproche d’une fin de la pandémie", déclarait ce dimanche à l’AFP Hans Kluge, directeur de l’OMS Europe. Un optimisme prudent que partage notre invité, directeur de l’Institut de santé globale de l’Université de Genève. Selon Antoine Flahault, ce scénario s’appuie sur l’observation que les différentes expositions aux virus ont renforcé considérablement une partie de "l’immunité à médiation cellulaire".
"Cette immunité qui permet véritablement de prévenir un très grand nombre de formes graves de Covid et donc d’hospitalisations et de décès", ajoute-t-il.
Dans son bulletin hebdomadaire publié mardi 25 janvier, l’OMS considérait néanmoins "le risque global lié à Omicron très élevé". Rappelant que le nombre de contaminations au Covid-19 avait atteint avec Omicron un niveau sans précédent la semaine dernière. Rien qu’en France, ce mardi 25 janvier, le record –depuis le début de l’épidémie– des 500.000 contaminations en une journée a été battu. Pour Antoine Flahault, les aléas dans les prévisions même les plus robustes laissent toujours la porte ouverte aux scénarios les plus pessimistes.
"On a depuis le début de cette pandémie été très mauvais en prévisions à moyen et long terme. Les modèles mathématiques sont extrêmement pauvres, finalement, parce que les phénomènes sont très compliqués et qu’on ne prend pas en compte les facteurs humain, de relâchement, de déconfinement, d’arrivée d’un nouveau sous-variant et parfois même météorologique", détaille l’épidémiologiste à notre micro.
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