"C'est fou": Trump réagit à l'idée de Biden d'envoyer des troupes en Europe

© AP Photo / Gerald HerbertDonald Trump
Donald Trump  - Sputnik France, 1920, 27.01.2022
L’ancien Président américain Donald Trump a qualifié de "folle" l’idée d’envoyer des troupes en Europe. Il a fait ce constat en réaction à l’intention de Joe Biden d’envoyer des militaires en Ukraine suite aux tensions dans ce pays.
"Crazy". C’est avec ce terme que Donald Trump a réagi, dans le podcast Great America du journaliste Lou Dobbs, à la déclaration de son successeur Joe Biden dans laquelle celui-ci propose d’envoyer des militaires en Europe.

"[Cela pourrait] déclencher une Troisième Guerre mondiale [...], c'est fou et ne se serait jamais produit en ma présence."

En commentant la situation actuelle en Ukraine, l’ex-chef d’État a souligné qu’il s’agit d’un problème de l’Otan. Selon Trump, la politique de l'administration actuelle a conduit au fait que Moscou ne "respecte" plus Washington.
"Il y a eu beaucoup de manque de respect envers nous de la part de la Russie ces derniers temps et tout au long de l'année dernière. Ils [les Russes, ndlr] regardent notre pays et rient."

L’ancien dirigeant a également souligné qu’à bien des égards, les États-Unis étaient plongés dans le chaos.

8.500 militaires en état d’alerte

Le 24 janvier, le porte-parole du Pentagone, John Kirby, a annoncé lors d’une conférence de presse que des militaires avaient été mis en état d’alerte renforcée. Il a déclaré que pour autant aucun ordre de déploiement n'avait été donné.
Ainsi, 8.500 soldats américains ont reçu l'ordre d'être prêts à quitter leur base pour renforcer le flanc est de l'Otan. M.Biden a déclaré que mettre les troupes en alerte maximale n'était pas une provocation, mais était nécessaire pour soutenir les pays d'Europe de l'Est membres de l'Alliance qui, selon le Président, ont des raisons de s’inquiéter en raison de leur proximité géographique avec la Russie.
Le Président américain a participé à une visioconférence d'environ 90 minutes avec les dirigeants européens dans l’après-midi du 24 janvier, pour discuter du renforcement militaire de la Russie aux frontières de l'Ukraine, a indiqué la Maison-Blanche.
Le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg, le Premier ministre britannique Boris Johnson, le Président polonais Andrzej Duda, son homologue français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Olaf Scholz, le Premier ministre italien Mario Draghi et d'autres dirigeants y ont participé.
Après la visioconférence, Biden a déclaré lors d’un point presse que c'était une "très, très, très bonne réunion", ajoutant qu'il y avait "une unanimité totale avec tous les dirigeants européens".

L’agression russe, un prétexte

La Russie a rejeté à plusieurs reprises les accusations formulées par l’Occident d'"actions agressives" envers l'Ukraine, déclarant qu'elle ne menaçait ni n'allait attaquer personne.
Le spectre d’une "agression russe" est utilisée comme excuse pour placer davantage d'équipements militaires de l'Otan à proximité des frontières russes, note Moscou.
Le porte-parole du Président russe, Dmitri Peskov, a rappelé que la Russie pouvait déplacer des troupes sur son territoire comme elle l'entendait. Selon lui, cela ne menace ni ne devrait inquiéter personne.
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