Des sanctions antirusses à double tranchant: un krach boursier possible, selon le New York Times

CC BY 2.0 / Mark Skrobola / White House South Lawn Maison-Blanche (archive photo)
 Maison-Blanche (archive photo) - Sputnik France, 1920, 30.01.2022
Les sanctions que Washington menace d’imposer à la Russie pourraient provoquer un krach boursier et avoir un grave impact sur la population américaine, depuis les milliardaires jusqu’aux classes populaires, prévient le New York Times.
Alors que la Russie ne cesse d’affirmer qu’elle n’est disposée à envahir personne, Washington brandit des menaces de sanctions en cas d’attaque de l’Ukraine.
Cependant ces mesures pourraient bouleverser l’économie d’autres pays, indiquent au New York Times des experts, et impacter de la sorte la stabilité du système financier mondial.
"Les sanctions les plus punitives que les responsables américains ont menacé d’imposer à la Russie pourraient provoquer une grave inflation, un krach boursier et d’autres formes de panique financière qui infligeraient des souffrances à leur peuple: des milliardaires aux responsables gouvernementaux en passant par les familles de la classe moyenne", indique le journal.

Une stratégie comportant des risques politiques et économiques

Certains analystes mettent également en garde contre une potentielle spirale d'escalade. La Russie pourrait riposter en coupant la livraison de gaz naturel vers l'Europe.

"Mais la stratégie comporte des risques politiques et économiques. Aucune nation n'a jamais tenté d'imposer des sanctions aussi larges contre des institutions financières aussi importantes et contre une économie de la taille de la Russie", écrit le journal en lien avec les projets de frapper les plus grandes banques et institutions financières russes.

Le New York Times rappelle que les sanctions n’aboutissent pas toujours au résultat escompté.
"De Cuba à la Corée du Nord en passant par l'Iran, les sanctions américaines ont au mieux un bilan mitigé pour forcer un changement de comportement."
L’hystérie alimentée par les médias occidentaux à propos de l’éventuelle invasion de l’Ukraine a engendré toute sorte de projets de sanctions antirusses.

Menace de "coûts élevés"

Début janvier, 38 sénateurs démocrates américain avec à leur tête le président de la commission sénatoriale des relations étrangères, Bob Menendez, ont présenté une loi sur la défense de la souveraineté de l'Ukraine visant à "imposer des coûts élevés en cas de nouvelle invasion de l'Ukraine par le Kremlin".
Leur projet de loi prévoit des sanctions contre les plus hauts responsables russes, contre des chefs militaires, des banques et institutions financières, ainsi que la déconnexion de SWIFT, etc.
Le 25 janvier, de possibles sanctions ont été évoquées par Joe Biden.
Réunis à Berlin le même jour pour projeter leur unité, Emmanuel Macron et Olaf Scholz ont "clairement indiqué que toute intervention militaire [de la Russie en Ukraine, ndlr] aurait des conséquences et aurait un prix élevé".

Moscou dévoile le prétexte des spéculations

Sur fond d’incessantes déclarations de Kiev et d’hommes politiques occidentaux sur la concentration de troupes russes à la frontière ukrainienne, le Kremlin signale que ses forces armées se déplacent sur leur propre territoire, que cela ne menace et ne doit préoccuper personne.
Le ministère russe des Affaires étrangères explique que les déclarations sur "l’agression russe" sont utilisées en tant que prétexte pour accroître le contingent de l’Otan dans les zones frontalières et que de telles accusations sont ridicules et dangereuses.
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